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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 20:09
Avant la trève estivale, j'ai pensé que cela vous ferait plaisir de lire, autre chose que la prose de notre William, ou des demandes d'aide de ma part, vous trouverez donc des extraits des messages que j'ai reçus. 

Je commence par celui de Michel Girardy qui est le premier enseignant (j'espère que les autres ou leurs enfants suivront son exemple) à s'être manisfesté.


Michel GIRARDY

 Bonjour Christiane,

Sur la photo parue dans l’Eclaireur, j’ai bien reconnu ton visage que je n’avais jamais oublié car il exprimait énormément de douceur et de qualités humaines. J’ai sans doute encore dans mon grenier quelques listes qui pourraient m’aider à retrouver les noms mais je n’ai pas ouvert ces cartons d’archives depuis mon installation dans la maison que j’ai construite à Paucourt et que j’habite depuis 1978…. 
J’ai conservé un souvenir extrêmement enthousiasmant de mon début de carrière au CEG Pasteur. Je sortais de l’Ecole Normale d’Orléans et j’avais à cœur de construire quelque chose de durable dans un lieu où mon père avait exercé tant à l’école primaire qu’au Cercle Pasteur jusqu’à son arrestation par la Gestapo et sa déportation où il a succombé. 
J’ai rencontré là une équipe pédagogique bien rôdée et des élèves qui n’auraient pas espéré continuer des études secondaires dans les anciennes structures et pour lesquelles la création des CEG fut une formidable opportunité. Leur volonté de réussite était un stimulant et une satisfaction pour leurs enseignants. 
J’espère que malgré mes maladresses de débutant, j’ai pu laisser à tous, un souvenir positif….. 

J’avais dû renoncer à mon projet d’être professeur d’Education Physique à cause d’un problème de colonne vertébrale, mais cela ne m’a pas empêché d’enseigner l’EP pendant près de quinze ans en même temps que le français puis l’anglais….. 

J’ai donc débuté en septembre 1960 et terminé en juillet 1962 au CEG. Outre l’enseignement du français dans une classe de 6ème, j’enseignais l’éducation physique à toutes les classes et j’animais l’association sportive le mercredi
J’ai pu ainsi faire participer aux championnats scolaires départementaux des équipes minimes et cadettes masculines et féminines en handball et en athlétisme, ainsi qu’une équipe féminine de gymnastique formée à Fémina et dont plusieurs participantes devinrent à leur tour professeur d’EP…. 
J’ai donc terminé ma carrière d’enseignant au CES d’Amilly en 1997 après quarante ans d’activité…. 
Je serais très heureux de te lire bientôt et d’avoir des nouvelles de tes co-disciples. En te félicitant pour ton heureuse initiative, reçois le témoignage de mon meilleur souvenir.


  Claude BEZILLE

Bravo Christiane, je viens de découvrir dans l'Eclaireur de la semaine dernière encore une photo de notre CEG notre troisième pour être plus précis. 
Ma parole tu as des relations "particulières" avec un des pigistes ? 

Peut-être te l'a-t-il dit, je suis allé voir William il y a 15 jours ou 3 semaines. 
C'est très curieux d'entendre une voix qu'on n’a pas oubliée dans un corps pas tout à fait inconnu. 
On passerait des heures à l'écouter. 
C'est un excellent narrateur mais il est tellement précis dans sa relation des faits que je suis presque sûr qu'il invente un peu.

Voilà, je voulais te faire un petit coucou et te remercier encore de tous les efforts que tu fais (attention à ton dos !) pour essayer de rassembler toutes ces jeunes filles et ces garçons du siècle dernier.
Je t'embrasse et à très bientôt j'espère.
Claude B

 

 Michel BREUILLER

Bonsoir, Jeudi dernier, j'ai été très étonné par un appel inattendu : William Creff !
Quelle surprise ! après 45 ans, voilà qu'il me réveille un coin de ma mémoire (largement défaillante au départ, puis petit à petit le voile se lève un peu et des noms me reviennent). 
Quel bonheur de l'entendre parler de tous les camarades de classe.
Quel plaisir aussi d'apprendre que tu as pris l'initiative de créer un blog pour l'occasion (très bon pour la mémoire) et que tu projettes l'organisation des retrouvailles du cinquantenaire. 
Je t'annonce tout de suite ma participation.
J'attends que tu me dises ce que tu deviens, Je sais déjà que tu es tourangelle.....
Je t'embrasse. A bientôt
.

 

  Danielle MENARD

ici Danielle GUEZOU. Née MENARD. 
sur la deuxième rangée, je suis la quatrième en partant de la droite. 
la plus belle avec une blouse grise et une frange......

  

Brigitte LECLERC (Bezault)

merci pour les nouvelles, voici un peu + pour mes coordonnées
Brigitte Leclerc épouse Bezault née en1947 
j'ai fait ma 6ème et ma 5ème à Pasteur en 59 /60 et 60/61 
je suis bien au 2éme rang à la 9éme place sur la photo de l'éclaireur 
ma profession: 
Cadre infirmier au groupe hospitalier Necker-Enfants malades (à la retraite) 
je suis bien la copine de Danièle Ménard épouse Guézou 
A+. merci pour ton travail.


Michèle CORDIER

Bonjour Christiane,
Hier soir j'ai eu la bonne surprise de l'appel de Michèle Cordier mon ex-cousine que je n'ai pas vu depuis 25 ans. Moi je suis bien la "vraie "Michèle Cordier de la 1ère 6ème de Pasteur .
J'ai fait toute ma carrière de dessinatrice dans un bureau d'études de la D.D.E (équipement) à Montargis puis à Orléans, Tours et Châteauroux.
toutes mes amitiés et à bientôt. Michèle

 

 Raymonde TAILLAT

Je suis maintenant en retraite après une carrière comme agent commercial puis agent administration des ventes à l'exportation dans la sté GKN GLAENZER SPICER SIÈGE À POISSY (78300) spécialisée dans la fabrication de transmissions à cardan pour véhicules à passagers RENAULT, PEUGEOT, FORD, CHRYSLER, TOYOTA, etc.. 
Après le BEPC, j'ai fait un stage de 6 mois chez Pigier en sténo dactylo, puis ai été embauchée chez Ets SEIGNEUR à Courtenay comme secrétaire jusqu'en 1970 date à laquelle je me suis mariée.
Durant ma première année de travail en 1964, j'ai suivi des cours d'anglais commercial à Durzy en me disant que cela pourrait peut-être me servir. 
En effet, mon mari étant musicien à la Musique de la Police Nationale dont le siège était à Vélizy, nous sommes venus en région parisienne et je me suis inscrite en intérim puis j'ai tout de suite trouvé un engagement définitif dans la Sté GKN GLAENZER SPICER au service exportation où j'ai passé toute ma carrière, traitant avec le monde entier. 
Nous faisons partie d'associations de recherche et de sauvegarde du partrimoine dans notre commune, je fais de l'aquagym, mon mari est moniteur de plongée sous-marine.
Nous faisons de la marche et du vélo et essayons de voyager à l'étranger - cette année Jordanie en avril, nord de la Norvège et Spitzberg en Juillet, nord de l'Italie en Sept, et Vietnam et Cambodge programmé en Mars prochain. 
Bises et à bientôt. Raymonde Taillat Naudin


Alain DEDOURS

Christiane, 

Et oui, j'avais laissé un "commentaire" mais la technique m'a trahie. (c'était une vraie fausse manoeuvre de ma part)..Je ne sais plus exactement ce que j'y écrivais.... 
Ainsi, tu étais dans le secteur pharmaceutique, si j'ai bien compris. Le violon mène donc à tout. Mon parcours professionnel a été quelque peu exotique : mathématiques (brièvement), natation, action culturelle, communication et puis depuis 1997 une direction générale. 
J'ai même assumé pendant une année les fonctions de directeur d'une école de musique. Incroyable pour un des mauvais élèves de Monsieur Carriau. Cela dit j'ai toujours été un grand consommateur de musique. Et toi, joues-tu toujours du violon ? Oui, je pense... 
Nous pourrons évoquer tout cela si ton projet abouti
C'est curieux, ces retrouvailles me tentent et en même temps je les redoute un peu. Nous avons certainement tous beaucoup changé. Aujourd'hui nous gardons la mémoire de l'autre à travers l'image d'un(e) adolescent(e). Et puis, après les inévitables "qu'es-tu devenu ?" et la résurgence d'anecdotes de ces quatre années de vie (presque) commune, saurons nous trouver quelque chose d'autre à partager ? Avec certain(e)s, peut-être. Mais c'était déjà le cas en ces années collégiennes. 
Je répondrai donc présent à ton appel à se rassembler, si cela doit se concrétiser. 
Amitiés. Alain

  

MICHEL BARAGLIA

 Je suis Michel BARAGLIA et je viens de découvrir aujourd'hui le site du CEG PASTEUR et j'ai trouvé cela génial. J'ai beaucoup aimé les commentaires de William CREFF avec lequel j'aurai grand plaisir à parler. 
Actuellement je vis à Saint Domingue où je passe une retraite tranquille....
Grand merci pour ce site qui est formidable.
Amitiés.
Michel BARAGLIA



Christiane BILLART (HARRY)

  …Je me rappelle très bien de mes anciens camarades de Pasteur et des profs ( une prof de français qui est morte à Fontainebleau, écrasée par un cheval échappé ), de Monsieur Marty, un prof de maths à l'accent chantant et d'une prof de sciences physique bizarroïde. 
moi,
Billard Christiane, je suis née en 1949, j'ai dû fréquentée le collège en 62/63 et 63/64, je me suis mariée à 17 ans après une seconde désastreuse au lycée en forêt, avec un agriculteur donc je suis agricultrice, j'ai eue 3 enfants (2 filles, 1 garçon ) et 6 petits enfants; signe particulier, en 4° j'avais une tâche marron importante sur la joue qui a été enlevée lors des vacances entre 4° et 3°. 
Vous parlez de Nicole Stauder; avait-elle un frère Patrick? 
(CD: Je confirme, je m'en souviens)
il était dans ma classe et je sais qu'il s'est marié avec une camarade de classe:
Françoise Compin. Je me souviens de Bernard Cottet (on à fait de bonnes crises de rire avec lui ) de Tuboleiv, Vigneron qui doit être kiné (il adorait les maths ) Martine Chartier (la fille du libraire ) et de son amie
Lioret
Je revois Christiane Vaillant épouse Fauverteix habitant Gondreville; Sylviane Brun épouse Guignon habitant Corquilleroy, Monique Duc veuve Doizon habitant Saint Firmin des vignes, Bernadette Sainjeon épouse Collumeau habitant Châlette/ Loing :
je les contacterais après les vacances. 
J'admirais une fille qui était en classe supérieure et qui était toujours bien coiffée (un chignon bouclée ) et très élégante, était-elle dans votre classe et qu'était-elle devenue?

(encore 10 nouveaux noms à ajouter à mon listing..., nous en sommes bientot à 180, grand merci)



 J.Claude GAZUT  

Suite à mon appel, je suis actuellement sur le blog du CEG.
Je tiens à féliciter William pour la qualité de son rédactionnel et de sa mémoire. 
Son travail est prodigieux. 
J'étais avec lui en 2TS2 à Durzy si ma mémoire ne me trahit pas.
Je n'ai pas pu tout lire tant je suis bouleversé. 
Je reviendrai dès que possible.
Merci pour tout.
Jean Claude GAZUT


 

Toujours aussi prolixe, je vous garde William pour la fin

02 Juillet 2007   
J'ai lu ton commentaire sur le site où tu avais un doute sur la position de Monique qui était plutôt derrière toi et non derrière Michelle CORDIER comme je l'affirmais. Tu as tout à fait raison. 
Dans toutes les classes, tu étais toujours située dans le rang côté cour et à proximité de la porte. 
 
En 4ème ou 3ème, la classe se composait comme suit.  Dans le 2ème rang à partir de la cour, il y avait sur le devant Josette ANDRE et Rosette COSSON, derrière Christiane VIGNOLES et Claudine ROUSSEAU, derrière Nadine CORNET et Françoise POTHIER et derrière enfin Christian COURSIER Dans le rang côté cour, se tenait, au droit de Christian, Monique BIKIALO et devant elle, Michelle CORDIER et toi. 
Je peux me tromper, mais ce sont les places que je vois pour les élèves cités. 
Bisous William CREFF

Mi-Juillet  
Chère
   CRICRINETTE,  
J’ai rencontré Claude ainsi que Josette et Jocelyne ANDRE et je me suis rendu compte à quel point leurs mémoires étaient bonnes: Claude a imité la démarche " sur ressorts " de Jean-Yves et je lui ai imité celle de M. MORIZET, qui penchait sensiblement du côté gauche....
La visite de Claude et de Josette et Jocelyne ANDRE m’a fait très plaisir. Il et elles ont beaucoup de mémoire et étaient d’accord sur ce que j’avais écrit.
Hier après midi j'ai eu la visite de Josette et Jocelyne ANDRE... Josette et Jocelyne m’ont remémoré les moments drôles avec Joël LAURY et les attitudes de Monique BIKIALO avec sa coiffure qui lui masquait le visage. La prof lui disait alors " rideau " pour qu’elle écarte ses cheveux de devant les yeux. 
Exemple : Le passage "assez chaud" avec Danielle MENARD dans le portrait de Josette. 
Je pense que notre Danielle aura le sens de l’humour pour me pardonner cette petite dérive. 
...nous avons revisité nos souvenirs communs. Josette se souvient très bien. Elle m'a raconté beaucoup d'autres anecdotes sur notre classe, notamment la fois où Mlle LACOUME fit mettre Joël à genoux sur l'estrade pour le gifler devant ses camarades. Elle se souvenait très bien également de l'aventure de l'oisillon. Elle m'a rappelé aussi le comportement de Mme PETIT lorsqu'elle était en colère après un élève. Elle allait droit sur lui en criant et agitait sa main devant elle pour le mettre en garde de la future gifle. Arrivée devant l'élève, elle continuait de lui crier dessus mais ne passait jamais aux actes comme le faisait Mlle LACOUME. En fait, plus de peur que de mal. M. MORIZET l'a beaucoup marquée et durant toute sa carrière, elle appliquait sa méthode, notamment avec les devoirs facultatifs qu'il donnait en plus des autres devoirs.  
Nous avons reparlé de nos anciens profs de géographie, M. LABBE qui était le cousin de Didier THIBAULT et M. GIRARDY, frère de l'ancien maire d'Amilly et directeur du collège SCHUMANN.  
Ensemble nous avons regardé toutes les photos de classe et je leurs ai redonné quelques noms qui manquaient. Elles en feront part à Jean Noël COLLET, un ami à elle, que tu remerciais dans un de tes articles.  
Josette habite à quelques mètres de la maman de Joël LAURY. M. LAURY est décédé et Mme LAURY habite, par le plus grand des hasards, à côté de chez elle. Elle va essayer d'obtenir l'adresse de Joël. 
Josette, Jocelyne et moi pensons que tu fais là un "travail formidable" et Josette a ajouté "il n'y avait que Christiane pour faire cela"(CD: un peu auto-satisfaction: je le mets en gros et en couleur différente! ). 
Je partage son avis car de toute la classe et comme je le disais dans ton portrait, tu étais la seule camarade à avoir un tel allant. 
Pour moi, tu es le porte drapeau de notre petite 6ème, notre MARIANNE à nous.  

Josette et Jocelyne ont plein de souvenirs. 
Sans refaire des portraits comme je l'ai fait, je leur ai suggéré de noter en une ligne seulement un souvenir, une anecdote qui permettraient de saisir de façons plus pointues encore les personnalités de chacun. (Profs et élèves)  
Exemple: M.BOURGON aimait beaucoup l'écrivain d'Orléans Charles PEGUY, mais détestait dégermer les pommes de terre dans la cave de ses parents lorsqu'il était enfant.  Pendant ses cours de maths, il terminait toujours ses démonstrations avec le sourire et se frottait les mains en disant "bon,.... voilà". Il jetait ensuite un rapide coup d'oeil sur toute la classe pour détecter un regard perplexe. Si tel était le cas, il recommençait sa démonstration pour un seul élève parfois. Sa seule leçon de conduite : "Et si tout le monde en faisait autant?" 
Il nous avait appris à extraire les racines carrées et à faire des problème à l'envers en commençant par la dernière ligne de solution. 
Ses cours de maths n'empiétaient jamais sur les cours de Mlle LACOUME. Ce n'était pas le cas de M. MORIZET
Et tant d'autres choses encore............ 



 
c'est sûr,  William a encore des choses à nous dire: 


Commentaires de William CREFF suite aux réactions de Michel BARAGLIA, de Martine JOSEPH et de notre Christiane.
 


 Par correction et pour tout le respect que nous lui devons, je commencerai par notre toute dévouée CRICRINETTE. 
Elle dit : "j’ai été déçue et (un peu vexée) de constater que William mettait toujours Martine, première en musique".  Pour ma part, je n’ai jamais écrit qu’elle était toujours la première, mais la première tout court. Je sais que d’autres élèves se sont disputés et obtenus la première place à commencer par toi, Christiane, et sans doute Françoise qui était bonne en tout, même dans les matières extrêmes, telles la gymnastique et la musique comme je l’avais signalé avec humour dans son portrait. 
Lorsque je dis d’un élève qu’il est le premier dans une matière, c’est vrai et faux à la fois, car je raisonne sur quatre années et chacun sait, que personne n’a jamais été perpétuellement le premier. Dans ton cas, tu étais et j’en suis certain, aussi bonne que Martine en musique. Je signalais d’ailleurs dans ton portrait que tu étais une fan de M. CARRIAU. J’entendais par-là que tu aimais beaucoup ce qu’il faisait et qu’en conséquence, tu ne pouvais qu’être bonne, voire très bonne en musique. J’aurais dû écrire que Martine était douée en musique comme je l’avais dit d’Anne-Marie pour la gymnastique, et sans parler de première place. 
Lorsque M. CARRIAU nous faisait écouter des morceaux de musiques classiques tels les quatre saisons de Vivaldi, l’apprenti sorcier de Dukas ou encore Pierre et le loup de Prokofiev, Martine chantonnait les airs discrètement et balançait la tête, comme enivrée par la musique. Nul doute qu’elle était en phase avec le compositeur. Aujourd’hui, je suis sûr que Martine aura gardé cette habitude que possèdent de nombreux mélomanes. Quant à toi, Christiane, tu écoutais et appréciais tous ces morceaux avec bonheur comme beaucoup d’élèves. Ton attitude était plus discrète que celle de Martine et c’est peut-être cela qui m’a incité à dire qu’elle était la première. Elle était juste derrière moi, à côté de Françoise GONTHIER et je l’entendais chantonner les airs de Vivaldi, de Dukas et de Prokofiev.  
Chère CRICRINETTE, tous les élèves de la classe savaient que tu étais une très bonne élève, à commencer par moi, et je regrette d’avoir écrit que Martine était la première en musique. Je ne pouvais savoir que cela te porterait ombrage et je m’engage à remplacer le terme de " première " par " douée en musique " sur le portrait de Martine.  ( j'avais fait cette petite remarque, mais c'était du 2è degrés!)
Pour clore ce registre, je signale à mes camarades qu’Alain, Michel, Jean-Yves, Anne-Marie, Françoise et moi-même, n’ont pas toujours été les premiers dans leur matière de prédilection. Alain, expert en histoire-géographie, dessina un jour une main qui lui valut la première place en dessin. Il faut dire qu’elle était superbe et que le choix de la position des doigts était révélateur de l’esprit d’Alain. Sa main était vivante et semblait vouloir transmettre un message, alors que les mains des autres élèves avaient l’apparence de natures mortes. M. MORIZET la montra à tous les élèves et l’afficha au fond de la classe. 

(CD: Je voulais faire un peu d'humour, cela ne méritait pas tous ces commentaires, mais je n'ai pas su comment les réduire)

Réponse de William à notre sympathique Michel BARAGLIA

Michel signale et il a tout à fait raison, qu’Anne-Marie GANNAT ne faisait pas partie de notre petit groupe d’élèves qui rentrait ensemble de l’école. La raison en est simple, Anne-Marie ne s’est jointe à nous qu’en 4ème et peut-être même, qu’en 3ème. Il lui était donc impossible d’avoir un tel souvenir, ayant quitté le CEG en fin de 5ème
Mais demandez donc à notre bon Claude s’il a oublié ces moments de franches rigolades avec Anne-Marie
Sacré Michel, tu te la coules douce à SAINT DOMINGUE et tout comme toi, j’ai hâte de te rencontrer. Nous ne nous sommes jamais perdu de vue car nous nous rencontrions parfois dans Montargis et cela depuis bien longtemps. 
Grand Merci Michel pour les qualificatifs que tu utilises pour parler de notre site. Un compliment fait toujours plaisir et j’en suis ravi pour notre Christiane. 
 

Réflexions sur Joël LAURY et M. et Mme MARCANTONI 

 Le podologue Philippe JOSEPH m’a dit que sa cousine Martine avait toujours des contacts avec M.MARCANTONI. Elle l’a peut-être informé de notre projet, mais je sais, par le père de Michel BREUILLER, qu’il a des ennuis de santé, ce qui pourrait expliquer son silence


Merci à Robert GAZUT 
 
Ton commentaire est superbe. J’ai été un camarade de classe de ton frère Jean-Claude à Durzy. Il a cessé ses études pour faire carrière dans l’armée. Je me souviens très bien de lui. Avec Serge BIKIALO et Jean-Claude LELU, ils formaient une sacrée équipe. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils étaient à l’image des Pieds Nickelés, mais presque. Ils étaient toujours de bonne humeur et leur simple présence n’engendrait pas la mélancolie 
Tout comme Christiane, j’attends avec impatience qu’ils se manifestent. 



Note à  Sylvie LABRETTE.  

Etant un vieux copain de Jean-François CHOLLET, j’ai eu l’occasion de manger de bonnes vieilles cailles pondeuses qu’il me rapportait de Thimory. A la casserole et avec des petits oignons, elles étaient délicieuses. 
Je suis également un copain de Bernard CHATAIGNIER. Il habite à Pressigny les Pins et M. LABRETTE a été son instituteur. Il ne l’a pas oublié et n’en garde que de très bons souvenirs


...Un recueil de mes portraits avec photos d’hier et d’aujourd’hui, enrichi de commentaires serait super et j’y réfléchis de plus en plus pour le réaliser. Il faut reconnaître que pour ma part le plus gros du boulot est fait. Reste à faire la mise en forme avec choix et tailles des caractères. 


Cette dernière suggestion me parait très intéressante, irréaliste pour l'instant.

Mais on peut commencer par des photos de notre tête d'aujourd'hui....donc vous voyez ce qui vous reste à faire.... pour faire plaisir à notre William.

ci-dessous notre photo de 3è A de 62-63, presque tous sont au courant, il ne manque que Martine Roux (mais nous ne l'avons connue qu'une année). Nadine Cornet ne s'est toujours pas manifestée, elle a pourtant reçu mon courrier, puisqu'il n'a pas été renvoyé...)


Bonnes vacances.
CD

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Suis toujours à votre service: christianedaire@orange.fr


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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 13:45
Avant tout: grande nouvelle: le fils de Michel Baraglia qui vit aux antilles est allé "par hasard?" sur notre site et il a appelé son père pour lui dire qu'on le recherchait sur internet, et j'ai eu le plaisir d'avoir un appel depuis Saint Domingue, où ce dernier coule une paisible retraite. 
Coté distance, Philippe de Valério n'est pas battu (Tahiti) mais Michel aussi, reviendra en France pour notre réunion du cinquantenaire.
Michel était marié avec Christiane Lejarre, elle aussi ancienne de Pasteur, (avec qui j'ai fait mes 7 premières années scolaires). Christiane Lejarre vit aux Antilles. Voilà donc 2 nouvelles coordonnées retrouvées.

Notre "fête" aurait lieu un samedi après la mi-septembre 2009, car les prix des tarifs aériens diminuent beaucoup à partir de cette date. 

           vraissemblablement   Samedi 19 Sept 2009

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Ci-dessous, vous trouverez les derniers portraits écrits par William Creff

Claude Bézille et plusieurs autres m'avaient fait remarquer que la mémoire de William était..."incroyable", je suis très contente que Michel Baraglia, qui a lu l'ensemble du site avant de m'appeler, me signale d'autres "différences":   Anne-Marie Gannat ne faisait pas partie de leur groupe de trajet d'école, les 2 familles se connaissaient bien, étaient amis, mais pas de trajet commun

Moralité: ce sont les souvenirs de William, je vous les livre tels qu'il les a écrit, (ou tels que ce programme me permet de les retranscrire), à vous de mettre des commentaires.... 
je crois, d'ailleurs, que c'est ce qu'il dit dans sa conclusion.

 Patrick MILBERT et Didier THIBAULT 

Patrick MILBERT et Didier THIBAULT étaient les deux plus jeunes élèves de
la classe. Aux côtés de Nadine CORNET et de Danielle SAUVAGE, ils étaient comme deux bambins égarés de la maternelle. 
Patrick était plutôt fin et vif, Didier du genre rondouillard et lymphatique. Ils étaient, l’un et l’autre, de bons élèves et se suivaient de très près au classement général. Ils se situaient toujours dans les douze premiers. Leurs bouilles de poupons, ne les mettaient pas à l’abri des paires de claques données par Mlle LACOUME. Les rares fois où ils s’en sont pris une, on pouvait voir les yeux de Didier s’humidifier sans verser pour autant une larme et Patrick afficher une lippe sévère dans le bas de son visage.
A la récréation, ils ne jouaient pas au handball avec Claude, Alain, Joël et le beau gosse. Ils étaient d’humeurs tranquilles et préféraient discuter entre camarades sous les grands platanes ou sous le préau, les jours de pluie. 
Patrick n’aimait pas les sports collectifs et préférait de loin les sports individuels. Son père était professeur de boxe et notre jeune camarade assistait aux entraînements des futurs champions tels Michel HOUDEAU ou Claude LAPINTE. Il lui arrivait de mettre des gants et de s’entraîner devant un miroir. Au saut de corde, il était imbattable et aucune de ses camarades filles ne pouvait l’égaler en rapidité. A une séance de gymnastique, M. VICK demanda à Patrick d’apporter deux paires de gants de boxe pour initier les élèves à ce sport. La semaine suivante, Patrick nous fit une démonstration de ses compétences. Gants lacés, il mimait un combat contre un adversaire invisible. Il fallait le voir notre Patrick ! Il se protégeait la tête avec ses gants, sautait d’avant en arrière, de gauche à droite, bondissait en avant et projetait son point pour revenir à sa position de départ. Son regard était agressif et gare à l’étourdi qui passait devant.
M. VICK l’arrête dans sa démonstration et demande au plus costaud d’entre nous de mettre une paire de gants. Pour vous dire la vérité, il n’y avait pas foule au portillon. Après quelques hésitations, Jean-Yves TRICOT s’avance. Il sourit, certes, mais son sourire est quelque peu tendu. Rien à voir avec le sourire qu’il arborait une demi-heure plus tôt, lorsque son regard croisa celui de la ravissante Danielle GERVAIS
Gants en mains, voilà notre Jean-Yves qui s’exécute. Il se place face à Patrick et fait de son mieux pour l’imiter. Ce n’est guère facile, ce dernier s’agite d’une telle manière que son mouvement est insaisissable. Jean-Yves le croit là, qu’il est déjà là-haut. Il est à gauche, non il est à droite et quel regard méchant ! Jean-Yves tente bien de lancer ses poings, mais à chaque fois c’est dans le vide le plus total alors que notre Patrick ne cesse de porter ses " petits coups " avec précision.
Quant à son jeu de jambes, c’est tout juste s’il ne s’emmêle pas les pédales. Jean-Yves est tellement gauche que chacun se met à rire, y compris M. VICK.  
Devant cette pantomime burlesque, le prof. décide d’arrêter le " combat " et de reprendre le cours normal de gymnastique où les jeux de ballon posaient moins de problèmes. 
M. MORIZET en personne, dans ses dérives pugilistiques avec son " acolyte de fortune ", MARCHANDIN, avait fait mieux que lui. Quant à Jean-Yves, il faut reconnaître qu’il aura eu le courage et le mérite de s’y essayer. 
Ce fut l’unique et dernière fois que l’on vit des gants de boxe dans l’enceinte de l’école PASTEUR. D’autres combats eurent lieu, mais à mains nues cette fois et avec un grand désordre dans les catégories. Combien de fois a-t-on vu un poids plume en découdre avec un poids lourd ? Pour vous en avoir parlé à maintes reprises, vous n’êtes pas sans ignorer, ni les lieux où se sont déroulés ces combats et ni les antagonistes qui s’y sont affrontés. 
Patrick 
était une vraie balle de caoutchouc. Il avait une très grande souplesse et se pliait en deux de façon remarquable. Son front touchait ses genoux. Malgré sa petite taille, il était un garçon très hargneux et n’hésitait pas à foncer dans plus grand et plus fort que lui. Sa technique d’attaque était amusante. Il fonçait sur l’adversaire, se collait à lui et le poussait de toutes ses forces pour bien lui monter qu’il était là et qu’il n’avait pas l’intention de se laisser faire. 

Didier THIBAULT
, quant à lui, était bien loin de toutes ses préoccupations. Il était un vrai bout en train et abordait toujours l’avenir avec le sourire. Son grand plaisir de la récréation, était de s’enfiler les goûters que sa maman lui mettait dans son sac d’écolier. Et il en avait des bonnes choses à manger, notre Didier ! Des bananes, des oranges, des croissants, des pains aux raisins et des tablettes de chocolats. Il n’était pas égoïste et offrait parfois à un camarade une partie de son goûter. Il était sans contexte l’enfant le plus gâté de la classe. Didier n’était du genre à se remuer. La gymnastique n’était pas son fort et comme Michel BREUILLER, il préférait s’agiter les méninges devant un exercice de mathématiques plutôt que de courir derrière un ballon. 
Lorsque Didier quittait l’école pour rentrer chez lui, il avait deux possibilités : soit passer par la place de la république, soit par la passerelle avec le petit groupe habituel composé de Claude, Christian, Michel, Anne-Marie et William. Son envie de se " bidonner " lui faisait prendre le plus souvent la seconde solution. 
Dans notre classe, Patrick et Didier, de par leur petitesse, n’avaient d’égal que deux filles inséparables, Danielle MENARD et Brigitte LECLERC, situées toujours au premier rang et réputées pour leur talent de souffleuses. Avec elles, tout le monde savait les récitations. Il ne suffisait que de lire sur leurs lèvres. 
Chers Patrick et Didier, où que vous soyez, sachez que vos camarades de classe ne vous ont pas oubliés.

 

Danielle SAUVAGE

Danielle SAUVAGE faisait partie des grands gabarits de la classe. Sur la photo de notre 6ème, on pourrait croire qu’elle est la maman des deux fillettes assises devant elle, nos deux " Baby Doll " Danielle MENARD et Brigitte LECLERC.  
Danielle 
était avare de sourires. Elle avait un caractère plutôt ténébreux et il n’était pas facile de savoir ce que notre camarade pensait. Elle n’était pas du genre à se confier au premier venu. Ses attitudes nous donnaient parfois l’impression qu’elle boudait. Interrogée, elle parlait " dans sa barbe " et piquait du nez sur la table. La maîtresse lui demandait alors de relever la tête et de s’exprimer à haute et intelligible voix, ce qu’elle faisait avec peine. 
Mme VASSORT a toujours regretté de ne pas avoir fait passer Danielle en 3ème. Avec les années, elle avait pris conscience que le niveau de son élève était plutôt bon, comparativement à celui de certains élèves qu’elle avait eus plus tard. Danielle se serait ressaisie, aurait assuré sa place dans sa nouvelle classe et obtenu son BEPC comme tous ses autres camarades. Mme VASSORT m’avait tenu ces propos dans le salon de coiffure de ma sœur Françoise, situé dans le faubourg d’Orléans à Montargis. 
Chère Danielle, j’ai fait un portrait qui met en évidence le coté renfermé de ta personne. Il n’empêche que tu étais une très bonne camarade et si Mme VASSORT te demandait de corriger tes attitudes, c’était dans le simple but d’éveiller ta propre personnalité et de mettre à la lumière tout ce qu’il y avait de beau et bon en toi.



Danielle MENARD et Brigitte
 LECLERC

 En 1959, la déferlante de la mode MINI, n’avait pas fait ses ravages sur l’hexagone et le chanteur Jacques DUTRONC, illustre inconnu, ne nous serinait pas les oreilles avec sa chanson " Miniminimini ". Et pourtant, nous avions dans notre classe, deux MINI camarades, Danielle MENARD et Brigitte LECLERC
Elles étaient inséparables et partageaient la même table devant le bureau de Mlle LACOUME. 
Leurs tailles de poupées les obligeaient à se mettre aux premières loges, sur le devant des rangs, les fonds de la classe ou les extérieurs étant réservés aux MAXI élèves, tels Nadine CORNET, Danielle SAUVAGE, Martine MIGNON ou Michel BARAGLIA. Danielle et Brigitte sont très vite devenues les mascottes de l’école. A la récréation, Brigitte était toujours scotchée au bras de Danielle et portait de belles robes rose bonbon. Danielle en portait des vertes ou des bleues. Toujours ensemble, elles étaient reconnaissables entre mille et au beau milieu de la cour, sous les platanes ou aux abords du préau, il était facile de les repérer. 
Toutes deux étaient les coqueluches des " grands " de chez M. COSSON. En 6ème, pendant les récréations, des élèves tel Jean-Claude CUGUEN, se rapprochaient d’elles pour faire connaissances. Trop jeunes, elles prenaient leurs distances et se réfugiaient sous les verrières, à deux pas du groupe de maîtres et maîtresses qui discutaient à proximité de la cloche. En 4ème, moins farouches, elles profitaient des séances de Ciné-club, pour cultiver des relations plus rapprochées avec ces mêmes " grands ". On pouvait alors les voir rôder vers le préau, avec leur petite cour aux trousses
Brigitte
avait une coquetterie à l’œil, un très léger strabisme à l’œil droit qui ne portait pas ombrage à son charme. Elle était moins hardie et moins souriante que Danielle. Elle lui tenait toujours le bras pour se sécuriser. Danielle avait un caractère plus ouvert et une voix très franche. Elle était très naturelle et n’était pas avare de sourires. 
Comment ne pas succomber à leur charme ? Sans elles, la classe aurait été différente, plus triste peut-être ? Mlle LACOUME était séduite par ces deux élèves aussi mignonnes l’une que l’autre, mais pouvaient-elles détrôner Jean-Yves TRICOT ? Personnellement, j’en doute fort, car pour avoir parlé de " Sa Classe " à notre Amie Christiane, cinquante ans plus tard, notre maîtresse n’avait le souvenir que de certains élèves et plus particulièrement du beau Jean-Yves comme elle le surnommait encore, " la gourmande ". Danielle et Brigitte avaient un talent certain pour le mime. Leurs places, devant le tableau noir, les mettaient aux premières loges pour assister au spectacle des élèves qui venaient dire leur récitation ou répondre aux questions de la maîtresse. Et du spectacle, il y en avait. Entre ceux qui récitaient du par cœur, sans buter une seule fois sur un mot ou une syllabe et d’autres qui, pris de trac, avaient des trous de mémoire pas possible ou ceux encore qui n’avaient rien appris du tout et qui se payaient le culot de dire à la maîtresse : 
" Je croyais que c’était pour demain, Mademoiselle ". S’en suivait alors la fameuse et percutante réplique : " Et celle là, elle est pour demain, peut-être?" Si le culot avait ses limites, la ponctualité, elle, avait ses exigences que Mlle LACOUME mettait un " poing " d’honneur à respecter dans les plus brefs délais. Sacré Joël, car c’est bien de toi dont il s’agit, elle était un peu lourde ton excuse. La prochaine fois, il faudra trouver autre chose, dans le genre : " Je l’avais apprise pour avant-hier et aujourd’hui, je ne m’en souviens plus ". Peut-être que cela aurait mieux marché ? 
A ceux qui avaient des trous de mémoire, Danielle profitait de l’inattention de la maîtresse pour leur articuler chaque syllabe du texte. Combien d’élèves ont ainsi sauvé leur moyenne grâce à son concours ! 
Soixante ans plus tard, elle ne se serait jamais permise un tel " déhanchement " des mandibules, par crainte de perdre son dentier. 
Mlle LACOUME n’était pas dupe et combien de fois a-t-elle dit ? :
" Danielle, cesse de souffler à ta petite camarade ! ". 
Vous souvenez vous du charmant compagnon de Danielle ? Elle nous le présenta un après midi dans la classe. Un écureuil super mignon et léger comme l’air qui trouvait refuge dans sa manche. Il sautait de table en table et elle avait toutes les peines du monde pour le rattraper. Chacun voulait s’en approcher et le caresser.

Chères Danielle et Brigitte, vos deux gentils minois apportaient à notre classe, un parfum, une légèreté, une gaieté qu’aucun bouquet de fleurs n’aurait pu remplacer. 
Je terminerais votre portrait souvenir par un extrait d’un poème de Pierre de RONSARD qui vous sied si bien : 
" Mignonne, allons voir si la rose qui ce matin avait déclos sa robe de pourpre au soleil... "

 

Françoise GONTHIER 

Françoise GONTHIER était la camarade la plus frêle de la classe. Tout en elle était gracile, son visage, ses épaules, ses bras et ses jambes. Ses doigts semblaient si fragiles que lui serrer la main devenait un exercice délicat. Elle était charmante et avait une voix très douce. Parler avec Françoise était toujours un réel plaisir. Elle savait écouter et répondait aux questions avec un gentil sourire. Une année, elle fut derrière moi, juste à côté de Martine JOSEPH
Se souvient-elle du jour où elle me parla, entre deux cours, du spectacle des " Folies Bergères " à Paris ? Elle était en admiration devant ces danseuses si joliment habillées de frous-frous et dentelles et voulait savoir si je ne n’étais pas insensible à leur charme. A cette époque, j’étais un peu lourdaud dans ce registre et sa question m’avait, pour le moins qu’on puisse dire, embarrassé. Peut-être même que j’avais rougi ? Mais cherchait-elle tout simplement à m’émoustiller ? Françoise avait un signe particulier qui ne pouvait que prêter à rire, si l’on y portait attention. Lorsqu’elle parlait, la base de son nez bougeait sensiblement en coordination parfaite avec le mouvement de ses lèvres. Les fois où mon regard coquin se posait sur cette partie de son visage, elle me demandait : " Pourquoi ris-tu, William ? " et moi, j’avançais toujours une bonne raison qui n’avait rien à voir, bien sûr, avec la raison réelle. Lui faire remarquer que son nez bougeait, revenait à la prendre pour une menteuse, si l’on en croit le vieil adage et je savais que notre Françoise était une fille honnête, bien loin de tous mensonges. 
Quelques années plus tard, elle est devenue la copine d’un ancien élève du CEG, Alain FARNAULT, lui-même copain de Philippe, le frère de Michèle CORDIER. Tous les trois ont passé de bons moments ensemble et Alain me disait souvent : " Françoise, c’est une fille qui a le cœur sur la main ".

Je partageais largement son avis et aujourd’hui je suis certain qu’elle n’aura pas bougé d’un pouce et qu’elle est toujours une aussi bonne et gentille personne qu’en ce temps là.

 


Annie CHAMBON

A la création de la première 6ème en 1959, la place d’Annie se situait au fond de la classe, dans le 2ème rang à partir de la cour. Je crois même qu’elle était assise à côté ou à proximité de Françoise MAUDRY. Elle était un petit bout de femme très actif, à la voix fluette. Sa frimousse était fine comme celle d’une souris. Elle était la version féminine de notre regretté Patrick. Elle n’aura tenu qu’un an parmi nous. Son niveau était cependant plutôt bon car elle avait été choisie parmi les meilleurs pour composer notre première classe de Cours Complémentaire. 
Je m’excuse, Annie, mais ma mémoire a des défaillances et je n’ai souvenir d’aucun trait de caractère particulier, ni d’aucune anecdote savoureuse à ton sujet. Fallait-il que tu sois sage pour me laisser un tel vide dans la tête ? Pas même une gifle remarquable de Mlle LACOUME, rien, le vide sidéral. 
J’ai cependant une explication qui vaut ce qu’elle vaut. Tu étais située bien à l’arrière de moi, à ma gauche et la bonne attitude en classe était de regarder la maîtresse plutôt que de s’intéresser de ce qu’il se passait dans le fond ou par-delà des fenêtres.

 

 

Francette PETAT

En 6ème, Francette affichait toujours le même calme. Ses gestes étaient mesurés, sa démarche tranquille et sa voix posée. Elle ne faisait rien dans la précipitation et donnait l’image d’une petite femme adulte et responsable. Sa maturité était grande et ses attitudes contrastaient avec les comportements parfois puérils de certaines de ses camarades. Sa place en classe était toujours dans les premiers rangs. Elle ne voulait rien perdre des cours de ses professeurs et elle était très attentive. Francette était une élève modèle qui ferait aujourd’hui, le bonheur de beaucoup d’enseignants. 
A la récréation, elle faisait partie d’un petit groupe de filles qui étaient aussi sages qu’elle. 
On pouvait y rencontrer Rosette COSSON, Danielle GUILTAT, Josette ANDRE, Claudine ROUSSEAU, Michèle CORDIER et Christiane LANIER. Elles papotaient ensemble sous les platanes, s’entretenant de leurs futurs devoirs ou de leurs leçons. Parlaient-elles des garçons ? Je l’ignore, mais je pense qu’elles ont dû faire quelques petites entorses à leur réputation de filles sérieuses.. 
Toute petite, Francette souhaitait de devenir maîtresse d’école. Son pragmatisme et sa détermination ne pouvaient que la conduire à la réussite de son projet. 
Lorsqu’elle débuta sa carrière d’enseignante à l’école de la Chaussée à Montargis, le hasard a fait que je me suis retrouvé devant son établissement, à l’instant même, où elle y entrait. 
Elle me fit visiter sa future classe et ma première surprise, en poussant la porte, fut de voir des tables si petites, alignées devant son bureau. Elles étaient si peu hautes que l’on aurait cru des jouets posés sur le sol. Il s’en dégageait une impression de merveilleux. Blanche- Neige, découvrant la demeure des sept nains, ne pouvait qu’avoir le même étonnement. Il était facile alors, d’imaginer la taille de ses futurs élèves, qui ne devait pas dépasser celle de ces fameux petits bonshommes. 
Aujourd’hui, c’est la fille d’un de mes copains de jeunesse, Claude BONNEL, qui enseigne dans cette école. 
Le portrait souvenir de Francette serait incomplet si je ne parlais pas de son frère Alain et de ses parents que j’ai si bien connus ? Son papa Roger, était maître de chien à la gendarmerie de Montargis. Il vivait une véritable passion pour son chien. Le midi ou le soir, YASTOR l’accompagnait dans son appartement, à la grande joie de sa femme Jeanne, qui lui donnait mille caresses et tant d’autres choses encore. Il outrepassait le règlement, mais qu’importe. Je ne compte plus les fois où j’ai fait des exercices de pistage ou de recherches d’objets dans le petit bois de sapins de Villemandeur. Lorsque YASTOR me retrouvais, caché dans un fourré ou grimpé dans un arbre, c’était toujours avec le même bonheur. Il se dressait contre moi et me léchait les mains. Son maître le récompensait et nous enchaînions sur un autre exercice. Qui se souvient aujourd’hui, des noms donnés à ces braves chiens qui se sont succédés dans le chenil ? Il y eut Ouinesor, Ségur, Yastor et bien d’autres encore.  
Quant à Alain, c’était un garçon très sérieux qui vouait une grande admiration pour le Général De Gaulle, à un tel point, que ses camarades l’avaient surnommé Charles. Ce sobriquet outrepassa les limites de la gendarmerie pour gagner le Faubourg d’Orléans où ses copains LIORET, BEZILLE et LELIEVRE en firent grand usage pour l’interpeller. 
Bien que Yastor n’ait jamais mordu personne, Alain était pourtant un sacré mordu de football. C’était lui qui prenait souvent l’initiative de faire des matchs dans l’espace vert entre les tilleuls. Il disait alors à ceux qui étaient présents : " Allez les gars ! On fait un match ? " Et c’était parti pour une ou deux heures de folle détente. Parmi les copains de l’extérieur qui venaient jouer avec nous, il y avait parfois Jean-Pierre ADAMS, un camarade de Jean-Yves FRITZ, qui était au collège Saint-Louis. 
Qui pouvait se douter, à cette époque, que ce garçon ferait, quelques années plus tard, une brillante carrière dans l’équipe de France, au côté de Marius TRESOR ?

  

Chantal LIORET  

 Au secours, je n’ai aucun souvenir de Chantal !
J’ai Alzheimer aux trousses ! 
Vite, aidez-moi ! 
Envoyez-moi une info pour que je puisse clore ce recueil de portraits souvenir !

 

 William CREFF 

Blondinet timide, William avait la frousse de passer au tableau noir pour réciter ses leçons ou dire ses récitations devant tous ses camarades. Leurs regards ainsi que celui de Mme VASSORT le paralysaient de trac. Cela se traduisait par des mentions " leçon non sue ", écrites en rouge sur ses cahiers. 
Parfois il ne s’en tirait pas trop mal, comme avec ce poème d’ARAGON " La rose et le réséda ". Séduit par la beauté du texte, il oublia son trac et se bloqua un 18/20 à la surprise de tous ses camarades. Danielle MENARD et Brigitte LECLERC n’ont même pas eu à jouer des mandibules. 
En physique-chimie, il était nul et Mme PETIT l’avait surnommé " sa bête noire de la classe ". 
Il avait beau essayer de comprendre, dès la deuxième leçon du bouquin, il patinait complètement dans la semoule et ne pigeait plus rien. Heureusement que l’algèbre, la géométrie et le dessin étaient là pour lui faire gagner quelques points sur sa moyenne générale

William avait une passion pour le dessin. Dans cette matière, il était le premier de la classe. Ses cahiers d’histoire, de géographie et de sciences naturelles regorgeaient de ses croquis ou de ses esquisses. Le portrait qu’il fit de Saint-Louis fut affiché dans la classe une année entière. M. MORIZET était notre professeur de dessin et n’en finissait pas de coller ses œuvres sur le mur au fond de la classe. 
Un conseiller d’orientation vint un jour à Pasteur pour diriger les élèves dans des filières propres à chacun d’eux.
 
William souhaitait faire une carrière dans le dessin publicitaire. Sa maman interroge le conseiller qui lui répond d’une voix certaine : 
La publicité, ça ne marchera jamais ! Et il n’y aura jamais de débouché dans ce secteur ! ". 
Trente ans plus tard, chacun pouvait se rendre compte que notre bon conseiller s’était bel et bien planté, que lui-même s’était bien mal orienté dans le propre choix de sa carrière et qu’il aurait mieux fait de faire un autre boulot plutôt que d’ouvrir " sa gueule " et de raconter n’importe quoi. 
Cela étant dit, William continua à dessiner des années encore, pour son plus grand plaisir et celui de ses collègues et amis.  
Anne-Marie GANNAT 
était folle des personnages de Walt Disney qu’il lui dessinait. Elle lui en redemandait toujours. Sa préférence allait à l’intrépide chien TOUFOU. 
Mais s’en souvient-elle aujourd’hui ?
  
Aux récréations, il préférait discuter tranquillement avec Didier, Christian, Patrick ou Jacques, plutôt que de jouer au hand-ball ou au volley-ball avec Claude, Jean-Yves, Joël et Alain. Il n’a jamais aimé les sports collectifs mais se régalait des séances de gymnastique en salle où il s’éclatait aux barres fixes, aux anneaux, au cheval d’arçon et à la corde raide. Si Patrick était d’une grande souplesse, Jean-Yves rapide à la course, Alain bon nageur, William était très leste et il lui fallait peu de temps pour grimper à la corde.

Aujourd’hui, William pratique une autre gymnastique.

Une gymnastique de l’esprit qui ne fait pas appel à ses muscles, mais à sa mémoire.

Il écrit ses souvenirs des années C.E.G.

Il espère ne pas être le seul à se souvenir de cette époque car ses portraits pourraient bien le faire passer pour un sacré affabulateur aux yeux de ses camarades.

 ALORS PITIE, DITES-MOI QUE JE NE VOUS AI PAS RACONTE DE BOBARDS !

              Même si parfois, j’ai un peu exagéré.

 Si vous-même, avez des souvenirs ou des modifications à apporter, profitez de la rubrique " AJOUTER UN COMMENTAIRE " pour enrichir chaque portrait.

Ou ENVOYER UN MAIL à notre Christiane qui se fera un plaisir de le transférer sur son site.

Ou ECRIVEZ-LUI UNE LETTRE qu’elle scannera pour la déposer sur son site.

Ou PASSEZ-LUI UN COUP DE FIL.

Si vous ne possédez ni ordinateur, ni papier à lettres, ni téléphone, ENVOYEZ-LUI UN MESSAGE TELEPATHIQUE. 
Dévouée comme elle est, je suis sûr qu’elle fera le nécessaire pour le recevoir et le transférer sur son site.

Si vous n’avez plus rien, pas même votre tête: 
FAITES APPEL A L’EMISSION "PERDU DE VUE "

Si l’émission n’existe plus, OUBLIEZ CE QUE JE VOUS AI DIT.



PS   Christiane:

Mission accomplie: 5 + 7 + 7 + 10 + 11 = 40....
 

Il me restera à modifier les anciens portraits déjà publiés dans des articles précédents, mais cela ne presse pas.

Le journaliste de l'éclaireur m'avait contacté il y a une dizaine de jours pour me dire qu'il voulait faire un nouvel article, je lui ai donné l'avancement de notre projet, surprise, mercredi dernier on m'a appris qu'ils avaient repassé l'ancien article, avec une photo différente: mais c'est notre  3è A de 1962-63.... 

           Nous allons commencer à être célèbre dans le gatinais....

Cela me donne l'occasion de préciser que cette classe reprend les mêmes, (moins ceux qui nous ont laissés en route), mais avec 2 nouveaux: Martine Roux (fille d'un notaire de Montargis) et Claudine LABRETTE (fille du nouveau directeur ayant remplacé M.Bourgon)

Claudine vit en Algérie depuis de nombreuses années, elle était sage-femme, elle a 3 enfants (et sans doute petits enfants car Leyla, son ainée, doit avoir bientot 35 ans). Je l'ai eu au télephone pour lui fêter ses 60 ans (13 Mars dernier), elle est au courant et devrait s'arranger pour revenir pour notre fête.

J'en profite pour remercier Sylvie LABRETTE (devenue Lesveque) sans laquelle nous n'aurions pas eu l'album complet des classes de 62-63, elle ne regarde pas souvent internet, pourtant à partir de Septembre nous allons la mettre à contribution pour retrouver les plus jeunes......

Bonnes vacances à tous. A+. 

 

 

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 15:50

Nicole STAUDER

 Pour l’avoir vu quelquefois sans lunettes, je peux vous assurer que notre Nicole avait une frimousse super mignonne et pour ne l’avoir jamais vu autrement qu’habillée, je peux vous assurer également qu’elle était super bien gaulée.
Se souvient-elle de l’histoire marrante qu’elle m’avait racontée alors que nous regagnions la salle du Cercle Pasteur lors de la rentrée scolaire 1960-1961.
Cette année là, les locaux préfabriqués posaient problèmes et les professeurs avaient fait grève. Ils recevaient cependant les élèves et leurs projetaient des diapositives, sur les côtes françaises, en remplacement de leurs cours. Nous découvrions alors de tous nouveaux professeurs, M. et Mme MARCANTONI, Mmes PETIT et BRUNET, Ms. MORIZET et GIRARDY
A l’ouverture de l’école et après le tintement de la cloche, les élèves déposaient leurs affaires sous les verrières devant les classes et regagnaient par petits groupes la salle du Cercle Pasteur pour assister aux projections. Et c’est là, en plein milieu de la cour, que ma camarade Nicole m’aborde en me disant : " Tu connais l’histoire du bègue qui raconte une histoire à son copain ? ". Je lui réponds que non et la voilà partie à me conter son histoire. " Alors bon, c’est l’histoire d’un bègue qui raconte une histoire à son copain et cette histoire commence par – par un moment ..... "  Le bègue commence à raconter son histoire et dit : " Pa-pa-pa-pa .... Pa-run-pa-run .... Mo-men-mo-men ... " Et l’autre de lui dire : " Tu ne vas pas me parler de toute ta famille, tout de même ? ".
Et Nicole me dit en se marrant : " Elle est bonne, mon histoire ! Hein ? ", et la voilà repartie en sautant de la jambe, à la rencontre d’une autre camarade, pour la lui raconter.
C’est vrai qu’elle était bien bonne ton histoire, Nicole, mais j’espère seulement que tu l’auras vite oubliée. Tu n’auras pas perdu grand-chose, tu sais. Tu n’avais alors que treize ans ... et ils sont bien loin maintenant.
Te souviens tu des paroles que tu me disais lorsque nous nous rencontrions quelques années après notre bon vieux CEG ?
Tu me lançais des : " Hello ! CROUEFFE ! " avec un large sourire et tu me donnais des nouvelles de ton tout nouveau travail. Quant à moi, je te parlais de ma bien jeune carrière chez M. GUEGUEN, géomètre à Montargis.
Aujourd’hui, en guise de conclusion, je te lance un : " Hello ! Nicolllle, à bientôt ".

 


Jeannine NALINO et Jean-Claude LACROIX

C’est la fin de la récréation. La cloche sonne. Aux jeux et aux cris succède le silence. Fillettes ! Roulez vos cordes à sauter, adieu marelles et palets ! Garçons ! Ramassez vos billes, rangez vos osselets et posez vos ballons.
Les rangs se forment devant les classes. Maîtres et maîtresses se rapprochent de leur groupe d’élèves.
Mlle LACOUME s’assure du silence dans les rangs et donne l’ordre de rentrer. Jean-Yves passe devant elle et souffle. Elle lui passe la main dans les cheveux et d’un ton maternel, lui dit : " Tu as bien chaud mon garçon ! Tu as couru ? ".
Chaque élève s’installe à sa place et déballe ses affaires, plumes, crayons et règles dans les gorges, livres et cahiers dans les casiers. Le cartable est posé sur le sol, appuyé contre les pieds de la table. Le carrelage rouge porte encore des traces d’humidité et une forte odeur de savon et d’eau de javel flotte dans l’air. 
Joël LAURY a pris place à ma droite, dans la rangée le long du mur, côté canal. Devant nous, Anne-Marie MAGNOT et Jeannine NALINO papotent. A leur gauche, de l’autre côté de l’allée, se tient Jean-Claude LACROIX, bras croisés, qui attend le début du cours.
Mlle LACOUME monte sur l’estrade et commence son cours de français. Le thème d’aujourd’hui est l’étude du texte " Au gui l’an neuf ". Chacun est attentif et répond aux questions de la maîtresse.
Mais que se passe-t-il ? Jeannine s’agite et s’inquiète. Elle vient de s’apercevoir qu’elle a oublié de faire son devoir de mathématiques. Quelle étourdie ! Le cours de maths ne commençant que dans une demi-heure, elle décide donc de faire son exercice à la sauvette, à l’insu du regard de la maîtresse. Elle demande discrètement à Jean-Claude de lui prêter son compas. Ce dernier lui donne, profitant du bref instant où Mlle LACOUME écrit au tableau. 
Jeannine, nerveuse, copie son devoir sur celui d’Anne-Marie et trace cercles, diamètres et cordes. Une chance, l’exercice n’est pas trop long et elle l’achève en cinq petites minutes. Elle range son cahier et après avoir poussé un soupir de soulagement, s’intègre à nouveau au cours de français. M. BOURGON, notre professeur de mathématiques, est sur le point de rentrer par la petite porte du fond de la classe. Jean-Claude, s’inquiétant de ne pas voir revenir son compas, se retourne et demande discrètement à Jeannine
" Tu n’en as plus dé bézoin de mon compas ?". Et elle, moqueuse, pouffe de rire et lui répond en dodelinant la tête : " Non, je n’en ai plus dé bézoin de ton compas ". Elle lui redonne et continue de se marrer avec Anne-Marie.  
Jean-Claude n’apprécie guère son comportement et lui jette un regard agressif. Le pauvre, il zozote certes, mais pas au point que l’on se moque de lui. C’est un garçon très sérieux qui n’aime pas ce genre de plaisanteries. Jeannine continuera cependant à se moquer de lui, pendant bien longtemps encore, en lui disant et redisant : 
" Tu n’en as plus dé bézoin de mon compas ? ". 
Et le temps passe, les semaines et les mois défilent... Les beaux jours arrivent.

Les cours de Sciences Naturelles fleurent bon le Printemps, les premières sorties dans le Jardin DURZY, les promenades aux abords de la passerelle des Closiers pour cueillir des fleurs et composer un herbier, la découverte de batraciens dans les trous d’eau. Les classes s’embellissent chaque jour de bouquets de fleurs sauvages. Des petits apportent à leurs maîtres et maîtresses des jonquilles et des violettes. L’école s’empourpre de lilas et s’enivre du parfum capiteux des seringas. Des bocaux recouverts de cartons percés de trous font des aquariums providentiels pour les têtards que les élèves rapportent de leurs sorties champêtres. Chaque classe possède son bocal où s’agitent avec frénésie ces petites bestioles. Quelle merveille de voir, de jour en jour, leur métamorphose ! La croissance des pattes arrière et avant, le rétrécissement de la queue et la découverte un matin de gentilles et minuscules grenouilles.
Mlle LACOUME nous avait fait ce bonheur et chacun, de sa place, pouvait voir le bocal posé sur une petite table collée au mur, à deux pas de Jeannine. Un élève habile avait confectionné une échelle de bois qui permettait aux petits batraciens de se hisser hors de l’eau. Ces demoiselles étaient folles de soleil, et aux moindres rayons, elles s’agglutinaient sur les barreaux dans la plus totale anarchie. Elles étaient de véritables baromètres vivants et leurs escalades faisaient notre enchantement.
A la fin d’un cours de français, la cloche sonne. C’est l’heure de la sortie. Les élèves rangent leurs affaires et s’apprêtent à sortir de la classe. A l’ordre donné par Mlle LACOUME, chacun sort tranquillement, sac d’école à la main. 
Jeannine, étourdie et un peu fofolle, quitte sa place à la hâte et bouscule violemment la table sur laquelle reposait le bocal aux grenouilles. Et voilà notre aquarium de fortune par terre, en mille morceaux et des grenouilles abasourdies qui s’agitent sur le sol dans une fébrilité intense, amplifiée par la présence proche de leur Eldorado, la rivière du Loing. Cette fébrilité contagieuse s’empare subitement de Mlle LACOUME qui pour s’en échapper décoche deux claques retentissantes sur les joues de
Jeannine. 
Jean-Claude LACROIX , surpris par ces deux déflagrations, se retourne et voit sa camarade ahurie, se tenir la tête à deux mains. Manifestement les impacts ont été précis et violents. Jeannine ne sera pas prête d’oublier. Jean-Claude la regarde et sourit d’un petit air moqueur.
Les demoiselles grenouilles l’auraient-elles vengé de toutes les moqueries de Jeannine ?

 


Françoise MAUDRY 

 La place de Françoise, dans notre classe de 6ème, se situait au fond, le long du mur, derrière Maryse TARNIER. Discrète, elle n’aimait pas s’afficher aux premiers rangs comme Danielle MENARD ou Brigitte LECLERC
Françoise était du genre tranquille, rêveuse et solitaire. Son regard mélancolique suivait les circonvolutions des mouches au plafond ou s’échappait par la fenêtre au moindre vol d’oiseaux, d’avions ou d’hélicoptères. Bien souvent, elle n’était pas avec nous et lorsque Mlle LACOUME la sentait se " déconnecter " de la classe, elle la rappelait aussitôt à l’ordre. Françoise était d’un grand calme et ne parlait que très peu. Sa participation au cours était très limitée. Elle ne répondait aux questions que si le professeur s’adressait à elle. Françoise ne se serait jamais permise de faire des démonstrations de bras et doigts agités au-dessus de sa tête comme notre gaffeuse en titre, Nicole STAUDER. Les rares fois où elle levait le doigt pour répondre, elle le faisait comme notre amie Christiane VIGNOLES, mais de façon plus discrète encore. Autant dire que du bureau, on n’y voyait pas grand-chose et de mémoire d’élève, je n’ai jamais vu M. BOURGON faire la courte échelle à Mlle LACOUME pour voir ce qu’il se passait dans le fond de la classe. Si toutefois elle venait à répondre, c’était avec une grande sobriété de mots. Elle donnait alors une réponse sèche, sans se donner l’effort de recomposer une phrase comme Mlle LACOUME l’aurait souhaité.
La gymnastique n’était pas sa tasse de thé et elle préférait les moments de récréation où elle pouvait papoter avec ses petites camarades, dans un endroit reculé de la cour. Elle était une des rares filles à se désintéresser de Jean-Yves TRICOT. Situé à ses antipodes, elle l’ignorait totalement.  
Notre Françoise n’avait qu’un seul désir, vivre sa vie tranquille. Alors pourquoi aller au devant des problèmes ?
Sa voix était très douce, jamais de hausse de ton, jamais de débordements verbaux. Elle faisait toujours dans la modération. Françoise était une passante qui faisait son bout de chemin peinard. Elle avait horreur d’être dérangée et elle-même ne dérangeait pas les autres.
Une devise pouvait définir sa personnalité : " Pour vivre heureux, vivons cachés ".
Comme nous tous, elle avait été choisie parmi les meilleurs de Gambetta ou de Pasteur pour composer notre Première Classe de 6éme du Cours Complémentaire. 
Ce choix avait dû se faire un peu contre son gré car Françoise ne s’est jamais réellement " accrochée " au rythme de la classe. Ses ambitions étaient plus basiques, travailler, trouver un mari, avoir des enfants.
En somme, être une vraie maman. Vocation qui, de nos jours, est trop souvent altérée par le stress des femmes surchargées de travail. Les bambins en font les frais, au grand dépit des mamans et des papas. Toutes les mesures prises par les gouvernements successifs ne sont que des bouts de sparadrap qui ne pansent que trop peu leurs blessures.

 


Anne-Marie MAGNOT

 
Anne-Marie MAGNOT était assise à la même table que Jeannine NALINO, juste devant moi et Joël LAURY. Toutes deux papotaient souvent et se piquaient des fous rires en se moquant du brave Jean-Claude LACROIX qui était assis à leur gauche, de l’autre côté de l’allée, face à l’estrade sur laquelle reposait le bureau de notre toute jeune maîtresse, Mlle LACOUME. C’était l’attitude trop sérieuse de Jean-Claude qui les faisait se marrer. Il était très attentif et se tenait toujours très droit sur sa chaise avec les bras croisés sur sa table. D’autres avaient des positions moins conventionnelles, à commencer par Monique BIKIALO qui était tellement avachie sur son siège, que son visage émergeait tout juste du dessus de sa table. 
Anne-Marie avait une bille rigolote et était toujours bien habillée. Elle était très chic. Mlle LACOUME saisissait parfois la manche de son corsage et faisait rouler entre ses doigts les fibres de l’étoffe pour mieux en apprécier la qualité de la texture. Bien qu’enfant, elle avait parfois l’apparence d’une petite dame. Je crois me souvenir que ses parents tenaient un magasin de " fringues " à Montargis, à l’emplacement de l’actuel Palais du Vêtement. Parfois Anne-Marie nous apportait des petits cadeaux que ses parents offraient à leur fidèle clientèle. C’était de la pacotille, mais cela nous faisait toujours plaisir. 
Anne-Marie était charmante et d’humeur gaie. Elle n’aura fait qu’une année parmi nous, mais je sais, pour l’avoir croisée quelques années plus tard, qu’elle était devenue une ravissante jeune femme. A une autre époque, on aurait dit d’elle, qu’elle était une Elégante, comme on peut encore en croiser aujourd’hui sur les champs de courses lors de grandes réunions hippiques.
En cours de français, elle oubliait parfois de faire ses propres exemples comme nous le conseillait Mlle LACOUME. Notre maîtresse était convaincue et elle avait entièrement raison, que pour mieux apprendre les leçons de grammaire, il était nécessaire d’écrire ses propres exemples sur son cahier. L’exemple visualisait la règle grammaticale et de ce fait, permettait un meilleur ancrage de la leçon dans nos petites têtes. Les devoirs et leçons de grammaire, les dictées étaient des exercices fastidieux qui plaisaient à peu d’élèves. Il fallait beaucoup de talent à Mlle LACOUME pour nous faire aimer cette matière. Elle y mettait tout son cœur et parfois allait jusqu’à retrousser ses manches pour mieux marquer l’ardeur qu’elle avait à sa tâche. Heureusement, tout n’était pas noir en français. Les explications de texte étaient de véritables petits régals. Décortiquer un auteur comme François VILLON était un réel bonheur. Quelle richesse de langage et que d’images réalistes ! En fermant les yeux, on se serait cru au cinéma.
Mlle LACOUME avait du mal à rivaliser avec M. MORIZET qui remportait beaucoup de suffrages dans la classe avec sa passion des mathématiques. Il insufflait "son art" à beaucoup d’élèves, à commencer par MIKE, le pote d’Alain.
Pour en revenir à toi, Anne-Marie, je suis sûr d’une chose. L’élégance ne quitte jamais les personnes qui la possèdent et de ce fait, tu ne peux que la posséder encore, aujourd’hui.


A+. CD

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 15:45

Avant tout: des nouvelles de "nos" recherches.
 - Grace à mon bison futé, j'ai eu les coordonnées de Danièle Guiltat (devenue Ausseil), elle habite près d'Orléans et est toujours psychologue. Elle est, elle-aussi, partante pour notre rendez-vous du cinquantenaire, même si elle souhaite une rencontre avant cette date.
- Danièle espère m'aider pour retrouver Nadine Cornet (dans les années 70, ép Bezault, travaillant à la DDE d'Orléans)
- rien de nouveau sur Baraglia, qui ne serait plus sur la région montargoise
- je dois chercher du coté du sud 45 pour retrouver Lacroix
- ayant épuisé les "Joel Laury" de l'annuaire, je m'oriente sur la région Paca, sans le prénom (mais je vous l'ai peut-être déjà dit)
 
autre rappel: ce site est le VOTRE, vous pouvez y aller aussi souvent que vous le désirez, mais surtout aidez-moi: recherchez de votre coté, ceux que vous auriez plaisir à revoir, envoyez-moi des noms, des coordonnées mais aussi des articles, des photos, (toutes les informations nécessaires sont dans le bas d'un article). 
Il vous est également possible d'écrire des commentaires sur le site, qui pourront être lu par tous.....


Revenons à notre classe de 6è de 1959:

C'est fait, vous aurez la totalité des portraits avant les vacances

Je ne pouvais imaginer:
 - que William aurait autant de souvenirs à vous faire partager, 
 - mais aussi que William, non satisfait des portraits précédents, me renverrais la totalité des portraits avec deci-dela quelques "petites" modifications...
- et ...me "reprocherait" d'avoir publié une mouture précédente de Joel Laury


Pour ne pas vous imposer 30 pages de Word, j'ai choisi la solution qui m'a semblé la plus simple:

- Vous faire découvrir 10 nouveaux élèves vus par William dans cet article (et c'est déjà très long)
- Vous aurez les suivants dans un prochain.
- Je remplacerai progressivement les portraits précédents par ceux du dernier envoi de William, ce qui vous obligera à aller voir... si vous voyez la différénce.

Enfin, car je n'arrive toujours pas à comprendre comment William a pu "emmagasiner" autant de souvenirs, je crois avoir noter une anomalie sur ce William écrit : je suis persuadée que Monique Bikialo était assise juste derrière moi, car je me souviens de ses coups de pieds dans ma chaise...en particulier en 4è et 3è.
                       (ça me ferait plaisir que l'un ou l'autre d'entre vous confirme mes souvenirs)

Cela me permet de vous rappeler que nous avons tous une mémoire sélective et surement partiale, il ne tient qu'à vous de donner VOTRE version.  
Bonne lecture:
 

1961-62-5ea.jpg

Josette ANDRE

 Mme VASSORT entre dans la classe, lance son " bonjour les enfants ", s’installe à son bureau et sort de son sac, une liasse de copies de composition française. Elle jette un regard semi-circulaire sur tous les élèves et esquisse un sourire à la fois discret et complice. Chacun reste silencieux, impatient de connaître sa note. 
SUSPENSE ! .... 
Josette
, à sa table, porte la main à sa bouche et commence à se ronger les ongles. 
Mme VASSORT se lève et commence à rendre les devoirs de chacun, de la meilleure note à la plus basse, ajoutant ça et là, quelques annotations personnelles.  " Françoise, très bien -17/20 – Très Bon travail, tu as très bien compris le sujet. "  " Christiane, très bien également - 16,5/20 – Ta conclusion est toutefois moins étoffée que celle de Françoise. "  " Anne-Marie, très bien également – 16,5/20 – Bon travail, bonne introduction mais pas assez argumentée selon moi. "  " Alain, très bien – 16/20 –Tu devrais mieux écrire, mon garçon, je passe deux fois plus de temps à te lire qu’à te corriger. Appliques-toi la prochaine fois ! " 
Et les copies défilent et les notes baissent. 
Elles se rapprochent maintenant de la moyenne et toujours pas de Josette ANDRE. Son devoir se serait-il égaré, volatilisé ? 
La pauvre ! Comment ne pas la remarquer ? Elle se morfond à sa table et se ronge les ongles jusqu’au sang. Tous les vernis amers et tous les gants blancs qu’elle a portés ne lui ont été d’aucun secours pour faire passer sa vilaine manie. 
" Monique – 11/20 – Tu peux mieux faire. Je sais que tu n’es pas bête quand tu le veux et cesse de jacasser à la fin, tu es bavarde comme une pie et tu distrais tes camarades. "  " Danielle – 9/20 – Travail insuffisant, tâche de faire mieux la prochaine fois. "  " Raymonde – 8/20 – Tu n’as pas compris le sujet, du travail cependant. " 
Mais enfin ! " Y a-t-il une Josette ANDRE dans la salle ? " Oui, il y en a une ! Elle est littéralement décomposée, liquéfiée. Elle a sorti son mouchoir et la voilà qui s’essuie les yeux. Ses doigts sont rougis et ses mains tremblent. Elle est dans un état pitoyable. Nul doute que notre petite camarade souffre. Chacun la prend en pitié du regard. 
Mme VASSORT se dirige vers elle et dit à haute voix : " Et enfin Josette ANDRE.... Très bon travail, sujet parfaitement compris, très bien argumenté et les quelques citations d’auteurs auront fait la différence avec le devoir de Françoise – 18/20. " 
Elle repart à son bureau, se retourne et ajoute avec d’un ton interrogateur : " Tu le savais qu’elle était très bonne ta composition, alors pourquoi te mettre dans un tel état ? Ait plus confiance en toi la prochaine fois ! " 
Josette
s’essuie les yeux, reprend sa respiration et se refait un visage en esquissant un bref sourire. Elle oublie ses ongles et pose ses mains sur la table. Elle prend sa copie et la regarde intensément. Oui, c’est bien un 18/20 qui est écrit en rouge, elle ne rêve pas. Le cauchemar est enfin terminé. Il lui aura coûté quelques millimètres d’ongle, trois gouttes de sang et quelques chaudes larmes. 
Josette était la camarade la plus bûcheuse de la classe. Elle n’avait pas l’aisance d’un Alain DEDOURS, ni les capacités d’une Françoise POTHIER ou d’une Christiane VIGNOLES et encore moins la célérité d’un Jean-Yves TRICOT à la course, mais possédait un courage et une opiniâtreté exemplaires qui l’honoraient. Sa maman lui faisait réciter ses leçons et elle ne se couchait que si les devoirs étaient faits et les leçons sues. Les matins, elle révisait avant de partir à l’école et parfois encore, à l’heure de la récréation. Pas de place pour les rires et les jeux. Son papa s’investissait également dans la réussite de ses études. Lorsque Josette venait au tableau pour dire une récitation, rares étaient les fois où elle avait une mauvaise note. Elle ne récitait pas sa poésie avec le naturel d’une Anne-Marie GANNAT. La crainte de se tromper donnait malheureusement une certaine raideur à sa diction et la musique des vers en était altérée. Si un trou de mémoire survenait, elle lançait deux petits : " Heu ! Heu ! " l’espace d’une seconde et reprenait son texte. Quel dommage ! Elle l’avait si bien récité à sa maman, le matin même ! Elle ne toussotait pas et ne portait pas sa main à la bouche comme Michel BREUILLER. Elle n’était pas non plus du genre à lire sur les lèvres de Danielle MENARD, notre souffleuse officielle. Elle jouait franc-jeu. Certains garçons, à commencer par moi, auraient bien déposé leurs lèvres sur celles de Danielle pour mieux décoder les pieds de chacun des vers qu’elle nous articulait outre mesure. 
Imaginez alors le comique de la situation. Une Mme VASSORT, assise à son bureau disant d’un ton laconique : " C’est pas bientôt fini, Danielle et William ? ... C’est pas bientôt fini ? ... " Et moi de répondre, la bouche pleine : " Encore deux p’tits vers, Mam’selle, encore deux p’tits vers ! " Et Danielle, yeux écarquillés, d’agiter énergiquement son doigt au-dessus de la tête pour signifier un NON catégorique. 

Josette
avait une sœur, Jocelyne, qui était également au CEG PASTEUR. Sa prof. principale était la très douce Mme MARCANTONI. Ce portrait souvenir pourrait lui coller à la perfection, à la différence près que Jocelyne était moins assujettie au stress que Josette. 

Jocelyne et Josette étaient deux sœurs inséparables. Elles étaient comme deux jumelles. Toutes petites, leur maman les avait surnommées " mes titites ". Ce sobriquet ne les quittera plus jamais. Lorsque j’allais en vacances à l’île d’Oléron, je rencontrais M. BARON, un gendarme retraité, ancien collègue de M. ANDRE. Il me demandait toujours des nouvelles de la gendarmerie et des anciens gendarmes. Lorsque je lui parlais de M. et Mme ANDRE, la question que sa femme et lui me posaient invariablement : " Et les TITITES, que deviennent-elles ? " 

  

Martine MIGNON et Danielle DELAHAYE


Danielle DELAHAYE et Martine MIGNON. Le saviez-vous ? Danielle était la grande camarade de Martine et Martine la petite copine de Danielle. Ces deux là étaient toujours " fourrées " ensemble, du chemin des écoliers à la cour de récréation. Les séparer aujourd’hui serait une hérésie, ne serait-ce même que le temps nécessaire à brosser leur portrait souvenir. Et quel duo ! L’une était grande, massive, bien charpentée et l’autre toute petiote. De là à penser qu’elles étaient à l’image de LAUREL et HARDY, non bien sûr, Danielle et Martine étaient beaucoup trop sérieuses pour s’apparenter à de tels phénomènes. Quoique, à y regarder de près, nous y trouverions peut-être quelques ressemblances. Notre Martine n’avait-elle pas la stature et le pragmatisme d’un Oliver ? Elle était d’un grand calme, sa voix était posée et sa démarche tranquille. Ni les réflexions douces amères de M. MORIZET, ni les colères explosives de Mme PETIT ne pouvaient perturber cette " montagne vivante ". Elle était la maman poule de Danielle, sa protectrice, tout comme Oliver avec son Stan. Quant à Danielle, elle était une petite pomme toujours souriante et parfois gaffeuse comme LAUREL.

Vous souvenez-vous de cette fameuse rédaction où nous devions raconter une " aventure " qui nous était arrivée sur le chemin de l’école ou un fait divers amusant dont nous aurions été le témoin ? 
Notre Danielle  ne se démonte pas et la voilà qui prend sa plume pour incruster dans son sujet, sa grande camarade. Elle se joue d’elle, ironise, fait des images quelques peu loufoques sur sa Martine et tout cela sans la moindre retenue et sans l’ombre d’un remord.
Lors de la remise des copies quelques temps après, Mme VASSORT fit remarquer à Danielle qu’on ne devait en aucun cas, parler ainsi de sa petite camarade. Elle trouvait en effet irrespectueux les propos tenus par Danielle envers Martine. Danielle était bien jeune et naïve à l’époque et n’y voyait alors aucun mal.
Mme VASSORT eut la gentillesse de nous lire son chef d’œuvre. Quelle partie de rigolade ! Chaque élève était pendu à ses lèvres, à commencer par Monique BIKIALO, dans le fond de la classe, qui avait cessé pour la circonstance, de jacasser avec sa voisine. Seule Danielle ne riait pas. Elle avait posé la main sur sa bouche et n’osait à peine se retourner pour voir Mme VASSORT lire son odieux petit roman. Il faut dire qu’elle s’appliquait dans sa lecture et qu’elle prenait tout son temps. Elle respectait la ponctuation, points et virgules, et lisait d’un ton fort juste qui mettait encore plus en évidence les indélicatesses de la pauvre Danielle. Quant à Martine, elle prenait cela avec beaucoup de pragmatisme. Assise devant sa table, elle écoutait avec beaucoup d’attention, souriant ça et là, mais sans plus. De toute façon, Danielle était sa grande camarade et rien ne pouvait briser cette vieille amitié.
Alors, à la lecture de ces deux portraits, Danielle et Martine n’avaient-elles des ressemblances avec LAUREL et HARDY ? Pour ma part, il n’y pas de doute possible et la réponse est, de ce fait, évidente.
A la rentrée de 1959, Danielle faisait partie des petites mignonnes de notre emblématique classe de 6ème. Assise sur le dessus d’un lit, immobile et souriante, n’aurait-elle pas ressemblé à ces poupées de cire, aux pommettes roses et si joliment habillées, qui ornaient les chambres de nos grands-mères autrefois ? 
Martine était d’une force tranquille et suivait son chemin à pas mesurés. J’ignore si aujourd’hui ces deux inséparables camarades sont restées de bonnes amies, mais pour moi, le temps d’un portrait et pour ma plus grande joie, je les aurais réunies.

 

Michèle CORDIER

 
Michèle était une camarade discrète, sérieuse, soignée et polie. Elle faisait partie d’une famille nombreuse et connaissait les vraies valeurs des mots respect et ordre. Elle était comme une petite maman bien sage et super attentionnée. Michèle était la version en brune de notre gentille Claudine ROUSSEAU. Toutes deux avaient des voix très douces et de bien gentils minois. Leur timidité était le premier atout de leur charme.  Michèle n’était du genre à se faire remarquer et encore moins à faire des bêtises. En 3ème, elle avait derrière elle, Monique BIKIALO. Il lui aurait été facile d’en prendre de la mauvaise graine pour se dévergonder, mais non, elle préférait rester sage et
appliquée, au grand bonheur de ses professeurs
Si tous les élèves avaient été comme elle et Claudine, nous aurions pu entendre les mouches voler dans la classe. 
Michèle 
avait un frère Philippe qui avait pour copain Alain FARNAULT, élève dans la classe voisine de 4ème dont le professeur principal était M. MAISONNEUVE, rebaptisé, cela va de soi, CASANOVA. Ce dernier avait toutes les peines du monde à faire la loi. Le chahut perturbait les cours de M. MORIZET et de Mme VASSORT qui ne mettaient pas longtemps à y mettre un terme. Ils ouvraient la porte et la laissaient entrebâiller. L’effet était radical. Une seule fois un élève a fait de la résistance, un dénommé FOUILLOUX, qui s’est bloqué deux heures de colle par M. MORIZET, le samedi après-midi. Si Michèle était timide, ce n’était pas le cas de son frère Philippe. Il était un vrai CASANOVA et faisait des ravages au lycée Jeannette VERDIER
Michèle était l’élève la plus traqueuse de la classe. Elle vivait des moments de grande angoisse, lors de la remise des devoirs notés, comptant pour le classement général. Vous souvenez-vous de ce fameux matin, si singulier pour Josette ? 

Sacrée Michèle
, je déplore aujourd’hui que tu n’ais pas fait la moindre bêtise pendant ces quatre années, cela m’aurait permis d’ajouter une note d’humour à ton portrait souvenir. Françoise POTHIER, non plus, n’a pas fait de bêtises et pourtant, je l’ai charriée, elle, dans le simple but de faire rire ses anciens camarades. Avec toi, je ne le ferais pas car tu étais vraiment trop chou !

   

Monique BIKIALO

Monique BIKIALO était la version féminine d’un Joël LAURY. Ses attitudes en classe n’étaient pas des plus conventionnelles. On la voyait souvent avachie sur sa table, la tête calée entre ses deux mains, les coudes solidement ancrés sur son pupitre et les jambes allongées sous la chaise de sa voisine ou encore la joue sévèrement appuyée dans la paume de sa main qui lui déformait outrageusement le visage. Ces positions ne pouvaient que dénoter en elle, une certaine désaffection pour les cours et une lassitude visible, ce qui déplaisait à ses professeurs qui mettaient tout en œuvre pour justement intéresser leurs élèves. Combien de fois a-t-on entendu M. MORIZET ou Mme VASSORT dire : " Monique, redresse toi ! Ou encore, tu as peur que ta tête tombe ? " 

Monique était une fille dissipée et bavarde. Elle préférait parler à ses camarades plutôt que de suivre les cours. M. MORIZET l’a rappelait souvent à l’ordre. De son index blanchi de craie, il braquait le pavillon de son oreille dans sa direction et lançait d’un ton interrogateur : " Je disais ? ....Monique BIKIALO.... " Et elle, corrigeant son attitude, répondait par un " Heu... " laconique et cherchait dans le voisinage un souffleur providentiel. 
M. MORIZET n’était pas dupe et il l’avait à l’œil

Pour compléter ce registre d’ordre purement physique de notre professeur, on pouvait dire également qu’il avait certains élèves dans le nez. A commencer par un certain MARCHANDIN, qui malgré sa grande taille, s’était pris une baffe magistrale, un beau matin, en présence de ses camarades. Chacun pouvait alors constater, sur la joue de ce dernier, que M. MORIZET avait bien des doigts et qu’il en possédait très exactement cinq, à l’unité près. MARCHANDIN avait beau faire le fanfaron à la récréation, personne n’avait oublié la tronche qu’il s’était faite, un quart d’heure auparavant, lorsque son professeur, saisi d’un sursaut pugilistique, lui décocha une droite aussi directe que soudaine. Il n’était pas dans les habitudes de M. MORIZET de claquer le beignet de ses élèves et MARCHANDIN en fut le premier surpris. Il préférait donner à copier vingt fois un théorème plutôt que d’en arriver aux mains. Il trouvait la première solution plus profitable à l’élève et moins agressive pour ses doigts. Ce jour là, et pour clore cet intermède musclé, on pouvait dire, sans faire ombrage à M. MORIZET, que Notre Bon Professeur s’était en quelque sorte " lâcher ". Une fois n’est pas coutume. 
Les cahiers de Monique n’étaient pas toujours " clean " comme ceux de Claude BEZILLE ou de Christiane VIGNOLES et certaines de ses copies rendues avaient parfois des traces de beurre, de confitures ou encore de café. Il faut dire que dans la famille BIKIALO, on était nombreux et ce n’était pas toujours facile pour Monique de trouver une place pour faire ses devoirs entre deux guitares, une batterie et un piano. 
Quelle mouche l’avait piquée notre Monique pour s’en prendre si souvent à notre chimiste en herbe, Christian COURSIER ? A la moindre bévue de ce dernier, elle pouffait de rire et poussait un " KIKI ! " magistral dans la classe qui faisait se raidir notre Christian qui avait horreur de ces débordements verbaux. 
Monique était taquine. Elle ne pouvait pas s’en empêcher et puis c’était tellement drôle de charrier un garçon au demeurant si sérieux durant les cours. Elle était toujours la première à pouffer de rire lorsqu’un de ses camarades se retrouvait en position d’embarras ou répondait par une bêtise à une question posée. 
Elle aimait se moquer des autres, mais ce n’était jamais méchant. Elle n’était pas du genre " langue de vipère " ou encore jalouse. C’était simplement sa nature. 
Mme VASSORT avait du respect pour Monique. Lorsqu’elle lui rendait un bon devoir, elle ne manquait jamais de lui dire : " Tu vois, tu n’es pas bête quand tu le veux. " Elle entendait par-là, tu peux bien faire quand tu t’en donnes la peine. 
Sacrée Monique, tu avais une préférence pour les fonds de classe, tu étais notre dissidente, notre électron libre, notre petit clown, notre bouffée d’oxygène. Avec toi, il y avait peu de place pour l’ennui. 
Juste une dernière remarque qui, je l’espère, ne te vexera pas. Chère Monique, tu étais un peu le garçon manqué de notre vénérable classe.

A suivre ...

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 13:40

Essayant de réparer  mon "horrible" faute,  vous trouverez , ci-dessous, des extraits des messages que j'ai reçus , d'abord dans copainsdavant puis directement sur le blog, et sur ma messagerie.

Robert GAZUT  

- 15 avril 07   
I
l me revient maintenant le nom du blond au dessus de Jean-Pierre BLIN : il s'appelait FOUILLOUX
Et celui qui est à gauche de lui sur la photo s'appelait SOLER (on prononçait "solaire") 
A plus ... et merci pour la thérapie régénérative de mes neurones.
Robert
 
(Ps CD: Robert voulait parler de SOLA qui s'est manifesté sur le site copainsdavant mais toujours pas sur NOTRE site: ceg-pasteur-montargis.com)

- 12 avril 07 
Bonjour Christiane, Merci d'avoir pris le temps de m'envoyer un message: nous humains sommes tous pareils et avons tendance, "pris dans le tourbillon de la vie", à remettre à demain ce que nous devrions faire le jour-même... . Et comme je viens par ailleurs d'apprendre aujourd'hui la mort d'un collègue de travail à l'âge de ... 60 ans (!) j'ai alors, avant qu'il ne soit trop tard, demandé à mon fils, il y a deux heures, de me prendre en photo et je l'ai IMMÉDIATEMENT déposée sur ma fiche de Copainsdavant. Ainsi tu pourras mettre un visage actuel sur mon nom (comme j'ai pu le faire pour toi en consultant ta fiche sur le site), ce qui me paraît somme toute de convenance entre personnes bien élevées.
J'aimerais aussi te signaler que, consultant (à la va-vite!) Copainsdavant depuis déjà un bon moment (+sieurs années !) et m'apercevant que le "CEG Pasteur" n'y était pas référencé, j'ai été celui qui l'y ai fait entrer... mais n'ai pas pris le temps de poursuivre le travail; ni même de m'inscrire, ce que je n'ai finalement fait qu'en octobre dernier !!!
Alors encore merci à des gens comme toi qui font formidablement avancer les choses... et bousculent les autres..Et j’avoue que ce contact de ta part m’a touché car j’apprécie particulièrement ceux qui donnent de leur personne pour le bien commun.
Pour ce qui est des souvenirs, je t'avoue que les miens sont un peu flous, bien que j'aie fréquenté "Pasteur" depuis l'âge de 10 ans; à l’école primaire d’abord (CM1 en 1958/1959, donc avant-même la création du "CEG", & CM2 en 1959/1960) puis le CEG depuis la 6ème (année scolaire 1960/1961) jusqu'en 3ème (année scolaire 1963/1964) à l'âge de 16 ans (j'en aurai 59 en mai 2007).
Nous étions d'ailleurs 4 frères et sœurs à fréquenter cet établissement en même temps et c'est l'une de mes filles qui, connaissant mon attachement au passé comme un grand nombre de gens de notre âge à la recherche de leurs souvenirs, m'a, il y à 10 jours, envoyé le lien qui permettait l’accès aux photos de classes de l’année scolaire 1962/1963 que tu y a déposées (c’est vraiment super de ta part) et que je n’avais jamais vues auparavant. Et là, quel choc !!! Pour faire simple, j’y ai reconnu mes 2 frères et ma soeur mais je ne m’y vois pas ! Et ma soeur, que j’ai eue au téléphone, ne me reconnais pas non plus ! ...  
Cherchons l’erreur: 
-mon frère Bernard, né en 1951, était en 6ème C et se trouve au 1er rang/8ème place.
-ma soeur Monique, née en 1949, était en 6ème B 
et se trouve au 3ème rang/6ème place.
-mon frère Jean-Claude (également inscrit il y a peu sur Copainsdavant,) né en 1946, était en 3ème C et se trouve au 3ème rang/1ère place.  
Et moi, né en 1948, j’étais en 4ème, probablement la 4ème C, mais je ne reconnais quasiment personne, ni moi-même... Alzheimer ? Déjà ? A moins que ce ne soit moi au 4ème rang/2ème place, avec ces affreuses lunettes ? Franchement, et sans rigoler, ce visage ne me ressemble pas et c’est pourtant le seul qui puisse éventuellement me correspondre mais ces lunettes cachent l’essentiel: le regard qui ne change pratiquement pas au cours de la vie;  
 
(Ps Christiane : j’avais tout simplement oublié de mettre une seule classe sur les 15 ou 16 photos: c'était la fameuse 4èM , qui avait été créee pour mieux préparer pour Durzy (bac technique). 

 
Et de nos professeurs d’hier, ces "maîtres" qui nous ont tant appris ? 
-Mr BOURGON, ce Directeur extraordinaire dont j’ai appris -je ne sais plus par qui ni quand - qu’il était décédé il n’y a pas si longtemps (quelques années seulement) 
-Mr CARRIAU, ce si formidable professeur de musique ?  
-Mme MARCANTONI , Mr & Mme BRUNET, etc.

Voilà Christiane, j’ai enfin pris un peu de temps "pour regarder dans le rétroviseur" et cela m’a fait grand bien. J’espère avoir le plaisir de t’entendre ou de te lire très prochainement.
Cordialement
.


 
 

J.Pierre SIVADIER (mes parents tenaient à l'époque un café rue Dorée qui s'appelait le "Central Bar" juste à côté de Prénatal...)

Je me suis reconnu sur la photo de la 6ème A de 1962 : 2ème rang, 1er en partant de la gauche... J'ai bien changé depuis ! 
Je me souviens très bien de Monsieur et Madame LABRETTE
Etiez-vous élève au CEG Pasteur à ce moment là ? 

J'aimerai bien voir d'autres photos des années suivantes... j'ai, en effet, effectué tout mon cursus scolaire à l'école Pasteur puis au CEG avant de me retrouver au Lycée en forêt
Savez-vous ce que sont devenus Monsieur et Madame Labrette : sont ils toujours de ce monde ? 

A très bientôt peut être sur le web... et si vous êtes sur la photo... Cordialement, Souvenirs...



  

Gérard Grenier :

 bonjour effectivement, j'ai été scolarisé à l'école de la chaussée, puis Pasteur, puis Durzy, Lycée en foret tout cela pour finir à la sécu. 
Sur la photo je reconnais Christiane VIGNOLES,
Claudine ROUSSEAU, Nadine CORNET, Alain DEDOURS  
Peut-être que ces noms te disent quelque chose ? à bientot GG

-----Message d'origine-----
ravie de découvrir un nom connu dans les nouveaux inscrits, je te reconnais sur notre photo de 6è que j'ai mis sur le site. 
Pourtant ton nom m'est trop familier pour que nous n'ayions été qu'une année ensemble, je t'imagine à la maternelle de la chaussée???  (j'ai retrouvé Flora Gallego)
merci de consulter ma fiche sur le site car je précise que nous voulons faire les 50 ans de Pasteur en septembre 2009, donc j'ai besoin des coordonnées de chacun afin de constituer un listing aussi complet que possible. 
à +. CD

   

Monique BIKIALO :

 à vrai dire, je ne me souviens pas de toi, le nom DAUZIAS me dit quelque chose, dis-moi en plus sur toi !! travailles-tu toujours, es-tu sur la région montargoise ??? 
Christiane Vignolles, je me souviens d'une chose, que son père était C.R.S. à l'époque ça devait me faire fantasmer, ça a bien changer bien amicalement monique

-----Message d'origine-----
Je me souviens aussi des coups de pieds que tu donnais dans ma chaise! ton message tombe à pic: "nous" avons décidé d'organiser une réunion pour les 50 ans de l'ouverture du CEG (sep 09), je vais créer un site car il n'y a qu'une 20aine de personnes inscrites sur copainsdavant (3000 pour le lycée en foret). Je dois me rendre à Montargis lundi pour l'enterrement d'une mère d'amie, je coucherai chez ma mère et j'ai prévu de prendre des contacts mardi 13 avec l'éclaireur (hebdo local de Montargis) et sans doute la mairie. Nous pourrions aussi faire un livre avec toutes les photos de classe. Je crois que si tu as lu ma fiche tu as vu que j'ai mis un max de détails. 
J'ai eu récemment Jean Yves Tricot au fil, il dit ne pas se souvenir de Christiane Vignoles (qui avait trouvé son tel mais qui n'osait pas appeler). Mon tel 02 47 50 33 41, je te donnerais tous les détails. 
Je suis en colère après copainsd'avant car ils ne m'ont pas signalé ton inscription (heureusement que tu as payé pour m'écrire) ni celle de ? Grenier Bises.CD 

-----Message d'origine-----
bonjour,
je viens de m'inscrire sur ce site, et je pense que ton nom chante à mon oreille, le mien chante-t-il à la tienne Monique BIKIALO. si oui, peut être pourrions converser par mail
moi j'ai 59ans1/2 (le demi est très précieux) j'habite joinville le pont 94 et je suis en retraite depuis octobre 2006 car je suis mère de trois enfants de je travaillais dans l'éducation nationale.
Peut-être à bientôt de te lire. Monique

   

Eliane SADIER :

 Bonjour Christiane, Non seulement ton nom m'était familier, mais je me souviens super bien de toi et de ta sœur, par contre j'ai oublié le prénom de ta sœur mais pas du tien, et à l'énumération des noms j'ai dit "ah ! celle-la je la connaîs". Je pense que tu es la deuxième. Je me souviens aussi très bien de ta maman, grande, comme vous deux d'ailleurs. Je pense que nous avons eu un père qui travaillait à la SNCF
J'ai deux filles 32 et 25, comme je te disais, elles travaillent aux Etats-Unis, l'aînée s'est mariée il y a bientôt 2 ans avec un américain que j'apprécie beaucoup et la seconde n'y est que depuis septembre avec un visa de 2 ans, elle peintre en batiment et décoration. L'aînée est dans le business. Voila, cela ne nous rajeuni pas, je vais avoir 60 ans le 1er aout. 
Très contente de t'avoir contacté, tu peux m'écrire à nouveau si tu veux. Bizzzzz Eliane

 

Denise GAUCHER

 Bonjour, je suis la fille cadette de Denise et c'est sur ma boîte que le mail est arrivé car ma mère n'a pas internet ( du moins pas encore on les pousse!) je viens de l'aviser et elle a été ravie de pouvoir vous lire et a bien noté le n° de téléphone et l'adresse net car ma sœur qui habite à côté de chez elle a aussi internet donc je suppose elle vous fera un petit coucou...
elle aimerait aussi participer à la réunion en 2009 , ça l'intéresse beaucoup je pense que vous en reparlerez; de toute façon, elle ira voir les photos mises sur le site! voilà je lui ferai passer tous les mails ; merci.


Jeannine   Nallino

Et oui c'est bien moi et ce n'est pas l'homonyne de la région parisienne
J'ai été très surprise de l'appel téléphonique de Christiane
Malheureusement peu de souvenirs me reviennent et tant de choses se sont passées depuis. 
Mais quand je lis les souvenirs, il y a des choses ou des noms qui me reviennent un peu , comme William, Monique, et Mr Carriau, moi aussi j'ai pris quelques cours de violon chez lui, je me souviens que beaucoup de filles, moi y compris étaient subjuguées par cet homme. Je crois qu'on était un peu amoureuse de lui quand même. 
Je me souviens aussi des grenouilles qui étaient dans le bocal. Elles étaient juste à coté de moi sur ma droite j'avais bousculé ce fameux bocal et j'avais pris une magistrale paire de gifles. 
Je me souviens:
 - de l'estrade où se trouvait le tableau qui avait été soigneusement décloué pour le prof de math tombe,  
- de ma meilleure note en rédaction, le sujet: "quel était le plus mauvais moment de la journée à la maison" moi, j'avais trouvé que c'était quand mon beau-père écoutait les informations, c'était horrible il fallait entendre les mouches volées et encore je me demande si elles en avaient le droit: cela faisait trop de bruit. 
Voilà pour aujourd'hui. Je reviendrai bientot. 
Merci à toutes et à tous.   



Seul le 1er commentaire du blog crée en Mars signé Robert Gazut a pu être "sauvé": 
mais il faut rendre à César... Robert (dont je ne me souviens pas, pas plus que des ses frères et soeur) a été le 1er à découvrir le site "copainsdavant".  
Ayant constaté l'absence de notre établissement, il l'a fait référencer et a donc été le 1er inscrit sur le site de copainsdavant, le 1er à m'aider dans mes recherches et le 1er à mettre un commentaire sur "l'ancien" blog..
était-il aussi comme notre Françoise, le 1er de sa classe????? 

De plus, alors qu'il habite Nice et n'a plus d'attaches montargoises, il est revenu, il y a quelques années, dans le but d'y retrouver des "racines". Il est en contact avec les Marcantoni. Je suis surprise que notre volubile M.Marcantoni ne nous ait pas encore contacté.....



J'ai reçu beaucoup d'autres messages, si vous me le demandez, je les placerais dans word, pour pouvoir les publier. 

Merci encore à tout ceux qui se manifestent.


Grace à Josette André et  Jean Noel Collet mon listing a bien progressé: toutes les 3è de 62-63 sont pratiquement complètes, ainsi que la 4èM (merci à Robert Gazut) et la 4èB (grace à A.Marie Lafond)

               Nous sommes
à 158 noms....


Merci à notre " bison futé", qui vient de me donner les coordonnées de Danièle Guiltat

Qui se souvient d'une DUPUY sur lequel elle n'arrive pas à mettre un visage?

Dans les personnalités qui m'ont le plus marquées, il me manque les coordonnées de Joel LAURY (ayant épuisé les autres régions, et sur les conseils des seuls Joel Laury qui figurent sur l'annuaire en France, je recherche sur la région PACA mais sans le prénom) et Nadine CORNET (épouse Bezault dans les années 70, travaillant à la DDE et habitant à St Jean de Braye 45)


Sur le site initial, avant ma "bévue", j'avais fait un article sur Mme Vassort, faisant suite à ma visite à Villemandeur, mais j'ai eu tort de l'écrire en direct, donc impossible à refaire.
De ses nouvelles: 
- elle habite toujours dans son joli pavillon du vieux bourg, a eu des problèmes de santé il y a 7 ans, mais même si elle se sent diminuée, j'ai trouvé qu'elle n'avait pas changée
- Elle se consacre encore à des activités littéraires, et rencontre parfois quelques anciens élèves. 
- Cécile (que je n'avais pas revue depuis sa naissance) est une belle jeune femme brune avec 2 jeunes enfants. 
- Mme Vassort n'est pas informatisée (mais Cécile peut se manifester), 
- elle serait très heureuse de nous retrouver nombreux en septembre 2009, "si Dieu lui prête vie".


ce site est le votre: merci de toute collaboration
 

A +

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 11:20


ci-dessous, normalement,  vous trouverez encore des portraits de nos camarades de classe, en espérant qu'il n'y ait pas de "joyeuse" pagaille dans les paragraphes...sinon..comme d'habitude....je recommencerai....


 Avant tout, je vous le rappelle, il ne tient qu'à vous, surtout ceux qui ne sont plus en activité, de faire pareil pour vos classes. (Danièle et J.Paul Michaut, ne se sentent-ils pas visés??)


Je remercie Josette André(Duhamel) et Jean Noel Collet pour leur aide précieuse sur les autres 3è de 1962-6" ainsi que  mon "bison futé" qui m'a trouvé le nom manquant de notre classe et dont les investigations continuent en interwievant les commerçants de Montargis et ainsi toutes personnes rencontrées de notre génération...

Je n'oublie pas Robert Gazut  ni Anne Marie Lafond pour les classes un peu plus jeunes.


Certains d'entre vous se sont inscrits sur le site: " www.copainsdavant.com ", faisant exploser leur site sur notre établissement, " ..partis de 24 en Mars, par un prompt renfort, nous sommes déjà 45 en Juin et... sans être arrivés au port..."

C'est bien, mais pas nécessaire, par contre, pour moi le plus important, c'est que vous me fassiez passer vos coordonnées et toutes les coordonnées de tous ceux dont vous vous souvenez, soit par mail direct ( christianedaire@orange.fr ), soit en cliquant sur contact en bas de chaque page du site.


Sur mon fichier, j'ai, à ce jour, 136 noms
mais...il me manque encore beaucoup de
coordonnées actuelles


J'ai toujours besoin de votre aide, pour faire exploser ce nombre avant la pose estivale.



Nous reprenons la prose de William:on commence par le plus "trucculent". 



Joël LAURY
, était un garçon turbulent au demeurant fort sympathique. 
Il aimait la rigolade et son visage, caché derrière des lunettes de correction puissante, n'engendrait pas la mélancolie. 
Signes particuliers : Se bouchonnait le pavillon de l'oreille et l'entrait dans l'orifice auriculaire. 
Se mordillait le pli supérieur de son majeur. 
Attendait l'heure de la récré avec impatience pour taper dans le ballon.  
Un matin de Printemps, Joël trouve un oisillon sur le bord du canal. Prévenant, il le prend et le dépose délicatement dans son sac d'écolier. Vilain matou attendra... 
Pendant le cours de mathématiques, le CUI-CUI perturbateur et insistant de l'importun duveteux ne fut pas du goût de M. BOURGON. Sur l’heure, il le fit transporter hors de la classe. 
Ce jour là, le QI nécessaire à la pratique des mathématiques ne se conjugua pas avec le timide CUI-CUI écolo émanant des profondeurs d'un sac d'écolier. Le petit oiseau fut dans l’obligation de s’écarter. Ce ne sera que beaucoup plus tard que le faible prendra sa revanche sur le fort. Un bon demi-siècle sera nécessaire en effet pour voir le tracé d’une autoroute contourner l’espace de vie d’une espèce en voie de disparition (oiseau, fleur ou insecte). 
"Et si tout le monde en faisait autant?  La classe serait une volière..." M. BOURGON réserva sa fameuse citation pour une autre occasion. Hasard ou vision prémonitoire ? 
Joël était la "bête noire" de Mlle LACOUME. Il était effronté et parfois lui répondait. Un jour, alors que Joël se tenait mal à sa table et qu’il mâchouillait un chewing-gum, elle lui demande de corriger son attitude et de cesser son ruminèrent. Elle ajoute : "Ce n’est pas beau de voir un élève avachi, ruminer devant soi". Joëlne se démonte pas et dit dans sa barbe : "J’suis pas fait pour te plaire". "Quoi ? " dit-elle, en dévalant quatre à quatre l’unique marche de l’estrade et enfilant comme l’éclair, l’allée qui menait à moi. Elle saisit brutalement mon poignet et me lance : "dis-moi, William, ce que ton petit camarade Joël vient de dire et attention à ta réponse, j’ai entendu quelque peu ses propos ! " Peu fier, je lui réponds : "Je suis pas fait pour te plaire". "C’est bien ce que j’avais cru entendre ! ". De colère, elle passe derrière moi, bouscule ma chaise et arrive droit devant Joël. Ce dernier, en bon gaulois, n’avait qu’une seule peur, c’est que le ciel lui tombe sur la tête. Cette crainte étant plus qu’imminente et n’ayant pas de bouclier pour se protéger, c’est avec ses bras et ses mains qu’il se ceintura le crâne.  Mlle LACOUME n’en était pas à son premier coup d’essai. Elle avait LA TECHNIQUE. En grande professionnelle et avec un calme olympien, elle défaisait le nœud formé par les membres du malheureux supplicié. Sitôt fait, ou plutôt sitôt défait, c’était la claque. Et quelle claque ! Bonjour les décibels... Et que dire des mains de Mlle LACOUME ? Qu’elle en possédait désormais trois. Une gravée au fer rouge sur la joue de Joël et deux autres qu’elle conservait précieusement pour un usage ultérieur, car il faut dire qu’elle jouait aussi bien de la droite que de la gauche… Si d’aventure la première technique échouait, elle en possédait une autre, tout aussi efficace, voire plus, pour avoir été pratiquée voilà deux milles ans. J’appellerais cette seconde technique le "Lève toi et marche ! " rebaptisée pour l’occasion, le "Baisse les bras, que je te claque le beignet ! " Cette technique n’avait d’effet que si le praticien possédait une grande puissance et un pouvoir certain sur les mots. Mme VASSORTavait ce talent et les paroles dites une seule fois suffisaient à faire baisser les bras du condamné. Ô miracle ! Combien de bras se sont baissés, suivit de claps percutants qui n’avaient rien à envier à ceux du cinéma. 
Je me suis pris également des claques. Une seule fois, j’ai eu le sentiment d’injustice ou plutôt d’incompréhension. Alors que je mâchouillais un chewing-gum, mon seul et unique de l’année, Mlle LACOUMEme dit : "Tu t’achètes des chewing-gum maintenant ? " Et je lui réponds innocemment : "Ce sont les Américains qui me l’ont jeté de leur camion, Mademoiselle". Que n’avais-je pas dit là, elle dévale quatre à quatre l’unique marche de son estrade et vous connaissez la suite... Elle ajoute d’un ton très grave : "Tu fais la mendicité aux Américains maintenant, tu n’as pas honte ! Lorsque l’on est un petit français digne, on ne s’abaisse pas à de telles pratiques ! " J’étais bien petit et ma petite tête ne comprenait pas ces choses là. 

Malgré tout cela, je tiens à vous dire aujourd’hui, que l’on vous regrette et que nous souhaitons que nos petits enfants aient des maîtres et maîtresses comme vous. 





Raymonde TAILLAT

 Raymonde Taillat était une brave fille énergique et décidée. Sa voie franche se situait dans les aigus. Elle avait des lacunes en mathématiques, ce qui faisait d'elle, la bête noire de M. MORIZET.  
Raymonde 
ne comprenait rien à la géométrie et à l'algèbre. En quatre années, elle n'aura retenu que quelques définitions bucoliques. 
- qu'une figure à quatre côtés est un quadrupède quelconque. 
- que deux droites concourantes sont deux droites qui se coupent assez loin. 
- que Pythagore était un illuminé d'un autre âge qui prétendait que dans un triangle rectangle, la somme des deux côtés adjacents à l'angle droit était égale à la somme des trois côtés, moins l'apothéose.  
Avec ce solide bagage en poche et des notions certaines pour les autres matières, notre Raymonde se présente au BEPC. Elle échoue aux écrits mais fut cependant rattrapée à l'oral, saisie par la vision providentielle d’un M. MORIZET luminescent qui lui soufflait les réponses à l'oreille.  
Il fallait la voir, la Raymonde, à la course ! Elle courait très vite. Tête penchée sur le côté, dents serrées et cisaillant l'air des ses coudes, elle donnait le meilleur d’elle-même pour gagner quelques centimètres sur le garçon qui était loin devant...(Il me semble avoir oublié de préciser un détail, mais qu'importe, continuons.) 
Ne m'en veut pas Raymonde, tu étais une bien bonne camarade. J'ai exagéré bien sûr. Tous les élèves de la classe ne pouvaient être que bons, avec M. MORIZET. Avoir un 10/20, ce qui était ton cas, n'était pas si mal. Aujourd'hui beaucoup d'élèves espèreraient avoir une telle moyenne en maths. 
Te souviens-tu de la "METHODE MORIZET"pour ancrer les théorèmes dans nos petites têtes ? Il commençait l'énoncé du théorème et regardant la tenancière de l'auberge disait : "Qui dit que" et Nadine récitait la suite du théorème. 
Il appliquait la méthode COUET et cela fonctionnait très bien. Rares étaient les fois où l'élève butait sur la suite de l'énoncé et si tel était le cas, il le lui faisait copier dix ou vingt fois pour le lendemain matin. 
Te souviens-tu également de la manie de M. MORIZET ? Il caressait sans cesse la boutonnière de sa blouse grise avec ses doigts pleins de craie. Plus les jours de la semaine passaient et plus la boutonnière était blanche. C'était en quelque sorte un repère visuel pour évaluer le jour de la semaine : Gris pâle - LUNDI, Tout BLANC - SAMEDI.


Anne Marie GANNAT 

Anne-Marie 
avait une passion, la danse, qu'elle pratiquait avec son excellente prof. Mlle Mado CHERRY. Elle était une très bonne élève, douée pour la gymnastique.  
De toutes les filles de la classe, Anne-Marie était sans contexte, la camarade la plus éclairée et la plus "nature".  
Vous souvenez-vous de l'étude du texte qui avait pour titre "Au gui l'an neuf" et de ce passage bien mystérieux "chaque arbre enfanta un druide" ? Mlle LACOUME demande : "Qui peut me dire ce que signifie le verbe enfanter ? "  Les élèves restent muets. Seul un doigt se lève : Anne-Marie prend la parole.  "Donner naissance à un enfant" dit-elle, d'une voix naturelle. "C'est bien" ajoute Mlle LACOUME d'un ton appuyé et qui s'étonne de voir si peu d'élèves répondre à une telle question. 
Nous étions bien petits et innocents. L'éducation sexuelle n'avait pas fait son entrée dans les cours de Sciences Naturelles et Pierre PERRET, illustre inconnu à l'époque, n'avait pas encore jeté sur le papier les paroles de son fameux ZIZI. Les roses et les choux avaient encore de belles heures à vivre. Quant aux cigognes, il faudra attendre quelques petites années, avant qu'elles ne se prennent du plomb dans les ailes.  
Anne-Marie était la seule fille du petit groupe d'élèves qui rentrait le soir, ensemble, après les cours. Ce serait mentir que de dire qu'elle ne tenait pas sa place. Elle n'était pas la dernière pour raconter des bêtises et ce n'était pas Claude BEZILLE qui l'aurait freinée. Bien au contraire, il en rajoutait tout son saoul et le pauvre Christian COURSIER n'en pouvait plus de se tordre de rire, scotché à son sac planté sur le trottoir.  
Anne-Marie se régalait lorsque je lui dessinais des personnages de Walt DYSNEY. Elle en redemandait toujours. Sa préférence allait à TOUFFOU. Mais s'en souvient-elle, aujourd'hui ?

Chère Anne-Marie, permets-moi de te faire un dernier compliment. Tu étais de toutes les filles de la classe, la plus naturelle, la plus épanouie et la plus sensuelle. Tu étais toujours gaie et pleine d'entrain. Ta jolie frimousse, tes lèvres pulpeuses et ton gentil regard ont séduit plus d'un garçon.  Je terminerai ton portrait souvenir par une dernière remarque d'importance, enrichie des paroles du poête-chanteur disparu Serge GAINSBOURG.  Tu avais "des petits seins de bakélite qui s'agitent" sous ta légère blouse bleue en nylon, qui t'apportaient un charme fou



Claude BEZILLE
, dit BB, suivait son chemin tranquille. 

Claude-et-AMeunier-copie-1.jpg
Son visage rond, bon enfant, sa mèche brune sur le front et ses oreilles légèrement décollées, ont très certainement contribué au choix de ce surnom. Son regard était très doux et affichait en permanence un léger sourire. 
Claude a été mon voisin de table, en 5ème.. Juste derrière, se tenaient Alain DEDOURS, le préposé aux claques et "the number one de ses demoiselles", Jean-Yves TRICOT. Les filles n'avaient pas à se retourner pour regarder ce dernier, pour la simple et unique raison qu'il était plutôt sur le devant de la classe, au grand bonheur de Mme VASSORT. En un mot, cela pouvait se traduire par la formule : "Voir Jean-Yves et mourir".  
Claude était un élève calme et sérieux. Son écriture était droite, ronde et soignée. Pas de taches, pas de cornes à ses cahiers, dans son pupitre tout était en ordre. On n'y trouvait ni oisillons, ni hannetons, ni autres bestioles qui auraient pu distraire les élèves.  
Claude n'était pas un perturbateur. La seule chose qu'il perturbait, c'était les poteaux de but du terrain de Hand ball. Là, il s'en donnait à cœur joie avec ses camarades, pendant les trop courtes récréations. Ses tirs au but étaient puissants. Gare à l'étourdi qui passait devant, au risque de se prendre la balle en "pleine gueule". Pour l'avoir reçu une fois à l'endroit précité, laissez-moi vous dire qu'il ne m'aura fallu qu'un dixième de seconde et pas un de plus pour apprendre ce que signifiait l 'expression "être sonné".  
Sous ses airs de garçon sérieux, Claude n'en était pas moins un sacré boute-en-train. Il n'était jamais le dernier pour sortir une "vanne" ou se moquer d'un travers d'un de ses professeurs. Et là, il y avait matière. Que de parties de rigolades sur le chemin de l'école ! Le très sérieux MOMO et Mme PETIT avec ses colères explosives, arrivaient tous deux en premières lignes. J'espère qu'ils nous le pardonneront. Cela faisait partie de nos jeux et il faut donc, aujourd'hui, n'y attacher que peu importance.  
Claude  aimait les musiques nouvelles des années YEYE.  Avec ses camarades de classe, il a rencontré aux "Magasins Modernes" un tout jeune groupe de cette époque, "Les Chaussettes Noires" où brillait un chanteur en pleine ascension, Eddy MITCHEL. Trop jeune, Claude n'aura certainement pas rencontré l'autre idole, Johnny HALLIDAY, qui s'était produit, tout de cuir vêtu, au "Tivoli", une année plus tôt.  
Sacré Claude, on aura fait un sacré bout de chemin ensemble. Que de souvenirs entre la Primaire, le CEG et DURZY !




Rosette COSSON   
  

Rosette était d’humeur égale. Jamais d’écart de voix, jamais de grands éclats de rire. Elle ne parlait jamais pour ne rien dire. Ses gestes étaient d’une grande sobriété. Rosette incarnait le type parfait de la fille sérieuse. Dans la classe, elle n’avait d’égal que notre traqueuse en titre, Josette ANDRE.  M. BOURGON avait beaucoup de respect pour toi. Lorsqu’il t’interpellait pour te poser une question, c’était toujours avec un sourire avenant. Il t’appelait alors "Rosette", d’une voix douce, comme s’il voulait te rassurer et te protéger,
Rosette avait le devoir de réussir plus qu’une autre, car son père était enseignant à l’Ecole PASTEUR. Responsabilité bien lourde pour une fillette de douze ans ! Et quel père, un vrai personnage, haut en couleur ! JOJO, comme le surnommaient ses élèves. Avec ses culottes de cheval et ses gitanes papier maïs, il était l’instit d’une génération révolue. Ses coups de gueule résonnent encore sous les préaux et le bruit de ses pas hante toujours sa classe à l’entrée de l’école. Aucun de ses élèves ne l’a oublié. Il restera pour longtemps gravé dans leurs mémoires. 
Pauvre Rosette, comment ne pas être étouffée par un tel PAPA et ne pas être stressée par le devoir de réussir ? Ton visage avait du mal à dissimuler tes inquiétudes et ce n’était pas tes frêles épaules et tes douze tendres années qui pouvaient te venir en aide pour vivre ton quotidien.  

  

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Maryse TARNIER   

Maryse était une camarade d’une timidité maladive. 
Interrogée, elle répondait d’une voix si faible que personne ne pouvait l’entendre. Ses hésitations et l’angoisse de donner une mauvaise réponse lui déclenchaient une cascade de grimaces et de rictus qui venait altérer son gentil visage. Pour en finir, elle s’enfonçait la tête dans ses épaules et piquait du nez sur la table pour se soustraire du " Puissant Regard " de Mlle LACOUME et des " Mille Yeux " de ses camarades. 
Combien de fois Mlle LACOUME s’est approchée d’elle en lui disant : " Plus fort, Maryse, je ne t’entends pas et comment veux tu que Nadine CORNET, à l’autre bout de la classe, t’entende ? Et retire à la fin, cette main de devant ta bouche ! " Et elle, à grand-peine, corrigeait son attitude. Mais le naturel revenait au grand galop et dans le quart d’heure qui suivait, elle avait tout oublié des recommandations de Mlle LACOUME. 
Maryse avait un grand manque d’assurance. Elle redoutait de passer au tableau noir pour réciter ses leçons.
Elle n’avait pourtant rien à craindre, nos deux souffleuses attitrées, Danielle MENARD et Brigitte LECLERC, étaient là, en première ligne, pour lui souffler son texte à la moindre défaillance. Peut-être même que Mlle. LACOUME, privé de son livre, aura utilisé leur service ? Car il fallait les voir, toutes les deux, la Danielle et la Brigitte ! Elles jouaient des mandibules à s’en faire péter les mâchoires et si l’élève ne devinait pas les mots sur leurs lèvres, elles articulaient à l’extrême, dodelinant leur tête avec insistance et redoublant de grimaces. Dans leur acharnement, elles lâchaient parfois une syllabe que Nadine CORNET, à l’autre extrémité de la classe, entendait. Quant à Monique BIKIALO, elle n’aurait de toute façon rien entendu car, bavarde comme une pie, elle parlait encore avec son KIKI. 
Lorsque Mlle LACOUME posait une question à toute la classe, elle n’osait pas répondre mais soufflait discrètement la réponse à l’oreille de sa voisine. La maîtresse lui disait alors : "Allez, Maryse, si tu sais, dit-le à tous tes camarades!" Et les mots, après maintes hésitations et rictus divers, lui sortaient de la bouche. Beaucoup d’autres se seraient jetés à l’eau, à commencer par Alain DEDOURS et Joël LAURY et tant pis si la réponse était fausse, l’important était, avant tout, de participer. 
Pendant les séances de gymnastique, elle se cachait toujours derrière une camarade pour que les garçons ne puissent pas voir ses gambettes. Il était pourtant beau son short bouffant bleu marine avec ses élastiques aux jambières ! 
Rassure-toi, Maryse, tu n’étais pas la seule à avoir la frousse dans la classe, on était nombreux, à commencer par moi et si je ne les cite pas, ils se reconnaîtront.



Gérard GRENIER  

 Sourire permanent accroché aux lèvres, épi rebelle dans les cheveux et mèche brune sur le front, ce garçon tout simple, d’une extrême gentillesse, a su garder sa bonne humeur le jour où, ayant oublié ses affaires de travaux pratiques des garçons, Mlle LACOUME le fit entrer dans le groupe des filles, pour une initiation à la couture. C’est donc avec du fil et des aiguilles que notre Gérard, couturier en herbe, s’exerça au point de croix, reprises et ourlets pendant trois semaines. 
Gérard 
était un petit gabarit. Son poids n’excédait pas un demi BARAGLIA et égalait de peu une Danielle MENARDtoute mouillée. Personnellement, je n’étais guère plus épais que lui. Pendant les cours de gymnastique il était souvent mon partenaire pour les exercices se pratiquant à deux. Il était du genre nerveux et venait à bout de moi dans les combats de lutte gréco-romaine. Il tannait tout son saoul, me poussait, me retournait et m’enfourchait jusqu’à mon immobilisation. 
Sacré Gérard , je peux te l’avouer maintenant, mais les jambières de ton short étaient un peu trop larges à mon goût, pour tes frêles cuisses, et plus d’une fois, le cours de gymnastique a bien failli virer en cours d’anatomie ou de sciences naturelles pour les filles. Mais n’oublions pas que nous étions en " Séance de Plein Air ", autre nom donné à la gym. Alors pourquoi faire dans la demi-mesure ! A te voir te démener, souffler et suer ainsi, tu étais bien loin de toutes ces préoccupations. Tu faisais tous les exercices avec un sérieux et une rigueur qui t’honoraient.
Je ne parlerais que très brièvement du grimper de corde où il et elles gesticulaient pour toucher le nœud à hauteur du plafond. 
Comme Jacques MARTIN, tu étais un camarade fort courtois, aimable et sans histoire. 
 

 
cet article a été repris plus de 50 fois, (surement plus, puisque chaque fois que je décide d'aller sur l'administration du site, je le reprends plusieurs fois)....
Je n'ai pas encore réussi à "justifier" le portrait de Rosette, ni augmenter la grosseur des caractères de certains mots, ni ajouter de la couleur...mais j'y reviendrais....
 

    


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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 23:51

W.Creff.JPG

Elle a raison notre Christiane, le Blog ou le Site sont des outils formidables qui permettent de réagir.

Alors utilisons SANS MODERATION la fenêtre "Ajouter un commentaire"… et interactivons-nous!

  Deux commentaires seulement sont déposés actuellement. Ceux de Danielle DELAHAYE et du fils de Christian COURSIER. Je tiens à les remercier.

 Je réagis donc à mon tour à ces deux commentaires.

  Chère Danielle, je viens de terminer ton portrait souvenir. Il ne devrait pas tarder à paraître. 
Mais te souviens-tu de cette rédaction où tu te moquais de ta copine Martine sur le chemin de l'école? Mme VASSORT t'avait mis la honte devant toute la classe en te disant qu'on ne pouvait pas se moquer ainsi de sa meilleure camarade.
Si tu n'as pas souvenir de cela, je pourrais te rafraîchir la mémoire, mais manifeste-toi avant, soit par mail, soit par courrier.
J'habite au 4 rue George SAND   45700 VILLEMANDEUR.

  
Quant au fils de Christian COURSIER, s'il a des questions à me poser, je ferais mon possible pour lui répondre.

Christian  était fils unique et sa maman lui disait parfois :"invite un petit camarade si tu veux" et quelquefois je suis allé chez lui et j'y rencontrais une jolie dame blonde qui nous préparait de bons quatre heures. En retour Christian venait chez moi à la gendarmerie, où j'habitais. 
Christian avait une petite collection de timbres. Un jour, il fait un échange avec une camarade de classe. L'échange se passe bien, mais voilà que Christian prend sa plume et pique de façon agressive tous les timbres qu'il venait de donner en échange à sa camarade. Je n'ai jamais compris les raisons de son geste. Les avait-il échanger avec regret? Ou ne voulait-il pas donner "son beau joujou tout neuf de fils unique"? Et ne pouvait-il les donner qu'après les avoir endommagés? Mystère. 

 
Dans mes portraits souvenirs, j'ai volontairement exagéré certains points dans le simple but de faire sourire

Il ne faut donc pas prendre à la lettre tout ce que j'écris.


P
our l'exemple, notre Alain n'a jamais détenu le triste record des paires de claques distribuées en classe par Mme VASSORT. Il s'en est pris, certes, mais pas comme on pourrait le croire.
Et puis, voir un si bon élève se faire claquer le beignet, ne serait-ce qu'une fois, était un fait plus marquant que 5 gifles données à Joël LAURY.

Quant à Françoise, une telle gifle n'aurait rivalisé qu'avec 15 voire 20 gifles reçues par Joël et Mme VASSORT n'était pas cette Diane Chasseresse qui infligeait des claques à tout bout de champs.
Et toi, Françoise, qu'attends-tu pour descendre de Courtenay et me gifler à ton tour? Je le mérite bien, après tout ce que j'ai écrit à ton sujet?

Ca me ferait l'occasion de rajouter un commentaire sur le site de Christiane, à sa plus grande joie.


CD-chez-Michel.jpgcommentaire de Christiane: 

notre William a raison, c'est avec un immense plaisir que je lis tous vos mails ou commentaires sur le site. 

Comme certains l'ont remarqué: j'ai fait une énorme bétise: j'ai supprimé tous les articles (et les commentaires s'y rattachant)  qui se trouvaient sur le site, sauf les photos.... 

donc je republie ce que je peux.


Merci de votre aide

 

 

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 23:30


Je commence par moi, c'est le hasard de l'ordre de William. 

L'avantage c'est que je peux écrire directement mes commentaires
évidemment je ne me souviens ni des récréations, ni du fan club.... mais c'est forcément William qui a raison: 


Christiane LANIER

dite CRICRINETTE, était une charmante camarade à la voix enjouée.
Elle avait beaucoup d’allant et était d'une humeur gaie. Elle plaisait beaucoup aux garçons par sa simplicité toute naturelle et aux filles pour son maintien à une place raisonnable au classement général de la classe.... Elle ne faisait pas d'envieuses.
Pour faire bref, elle était la copine que tout le monde aurait aimé avoir.
Notre CRICRINETTE avait cependant du mordant. Lorsque des garçons venaient taquiner son petit groupe de filles à la récréation, elle n'hésitait pas à les courser pour les faire fuir. Cela était devenu presque un jeu et tout le monde s'en amusait. Voir une jeune fille, au demeurant si charmante, se piquer des colères, était très drôle. Sans oublier le registre de jurons qu'elle ne laissait pas dans sa poche.
Elle faisait partie du petit groupe de filles qui vouait une grande admiration au prof. de musique M. CARRIAU. On dirait aujourd'hui qu'elle serait de son FAN CLUB. Lorsqu'il arrivait à l'école, il les attirait comme des mouches. Elles s'agglutinaient à ses côtés et c'était des "M'sieur CARRIAU ceci, M'sieur CARRIAU cela".
Il est vrai qu'il avait du charme et une élégance peu commune, cet homme avec ses crans dans ses cheveux noirs gominés toujours bien coiffés, sa cigarette brune calée aux coins des lèvres et son étui à violon à la main. La fumée lui piquait les yeux et il grimaçait, mais qu'importe, sa "petite cour" était là. 
Avec lui, c'était toujours un peu la fête. 
La chorale était son bébé et que serait le CERCLE PASTEUR sans sa CHORALE
Un été sans sa FETE DE LA MUSIQUE....
    

CD-2005.jpg

Michel BREUILLER
  

Avec son visage rond piqué de taches de rousseur, avait la vraie bouille du potache. Mathématicien dans l'âme, il faisait d'un trait tous les exercices que nous donnait M. MORIZET, y compris ceux qui étaient facultatifs. 
Sa préférence allait aux mathématiques, ce qui n'était pas du goût de Mme VASSORT qui avait le sentiment que beaucoup d'élèves délaissaient un peu le français au profit des maths. M. MORIZET nous surchargeait de devoirs et le français en faisait les frais. Combien de fois Mme VASSORT a dit à M. MORIZET : "Ils sont trop petits pour choisir." 
Mais M. MORIZET gardait son cap... (que dis-je, sa péninsule - Cyrano de Bergerac). Lorsque Michel disait sa récitation devant la classe toute ouie, il portait sa main à la bouche et toussotait dès qu'il sentait poindre le trou de mémoire. Un Hum! Hum! légèrement enroué lui donnait le temps de la réflexion pour repartir cahin-caha à la reconquête des vers.
Il était un portraitiste talentueux qui ne manquait jamais de dévoiler ses œuvres à ses camarades, pendant les récréations. Ses modèles, des vedettes de la chanson qu'il piquait dans SALUT LES COPAINS, bible incontournable des garçons et des filles des années YEYE. Bible qui rivalisait avec une autre bible tout autant célèbre, mais moins plébiscitée par les élèves, le fameux BLED qui faisait les délices de Mme VASSORT.
A la course à pied, il égalait les chrono de Jacques MARTIN et de Michel BARAGLIA.
Autant dire qu'il ne s'est jamais frotté au Beau Gosse. Mais qu'importe, Michel avait emboîté une foulée sûre, celle de M. MORIZET, qui lui ouvrait une Voie Royale. 
Alain DEDOURS était son vrai pote. Plus tard, les évènements de Mai 68 terniront, hélas, cette vieille relation.
Michel était fan d'une jeune vedette de l'époque : Claude NOUGARO, dont il collectionnait les disques.
Sa maman, qui travaillait "au coin de Paris" rue Dorée, me donnait de ses nouvelles et je l'informais de ma jeune carrière chez M. GUEGUEN, Géomètre à
Montargis.




Danièle GUILTAT.

La pauvre, elle n'y voyait rien. Elle portait des lunettes et sa jolie frimousse en était affectée. Mais lorsqu'elle les retirait, on découvrait alors son vrai visage. Un visage pâle et doux à croquer sous des cheveux bouclés. Danièle était d'un naturel réservé et portait toujours de belles blouses bleues. 
Comme Claudine ROUSSEAU, elle était une Alice au Pays de PASTEUR.
Un jour, alors qu'un bouton de ma blouse s'était détaché, elle s'approcha de moi et le reboutonna en m'esquissant un doux sourire. Ce geste, au demeurant si banal, m'avait séduit.
Elle était très près de moi. Nous étions presque visage contre visage et je sentais le souffle de sa respiration sur ma joue. En une fraction de seconde j'ai découvert, non seulement une charmante camarade, mais en plus, une toute jeune demoiselle ravissante, pleine de bonté et d'égards envers son camarade de classe. Et que dire de mon cœur?... II battait la chamade, bien sûr. Alors! Elle n'est pas belle la vie ? 
Danièle aura oublié cet instant magique mais pour ma part il restera gravé dans ma mémoire. Inutile de dire pour longtemps, c'est déjà fait. 
Francette PETAT était une de ses meilleures copines de classe. Elles étaient souvent assises à la même table, de préférence sur le devant, pour mieux participer aux cours. Lorsque l'on est sérieux on choisit les meilleures places, et là c'était le cas pour ces deux élèves.

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Françoise POTTIER   

- son défaut principal : n’a jamais laissé quelqu’un passer devant elle.
- sa qualité principale : voir défaut. 
Françoise était la fille à battre. Elle était l’éternelle première
Nous avons enduré l’excellence de son travail pendant quatre longues et interminables années. Inutile d’en rajouter. 
Le dernier de la classe laissait bien volontiers sa place à un autre, alors pourquoi elle, ne l’a-t-elle pas fait, ne serait-ce qu’une fois ? Cela aurait permis à notre seconde en titre, la courageuse et frêle Christiane VIGNOLES de prendre la première place. 
Mme VASSORT avait une lourde responsabilité dans tout cela. Mettre un 18/20 plutôt qu’un 19/20 à Françoise, n’aurait pas changé le cours de l’histoire. Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? 
La première place se jouait parfois, à un point près, au classement général. Alors ce petit point n’aurait pas bouleversé la physionomie de la classe, mais voir Françoise POTTIER seconde et Christiane VIGNOLES première, quelle histoire ! On en parlerait encore aujourd’hui dans les chaumières ! 
Lors de la lecture du classement, c’était toujours la même rengaine. Françoise - première, Christiane - seconde, sans parler des trois ou quatre autres filles qui se bataillaient derrière elles à longueurs d’années. 
Et les garçons dans tout cela ? Seules les cinq ou sixième place leurs étaient attribuées. Quelle honte! 
Heureusement notre excellent Alain DEDOURS était là. Avec sa désinvolture naturelle, il donnait le meilleur de lui-même pour limiter les dégâts. Il arrivait tout juste à conquérir la cinquième place, si ce n’était pas la sixième, voire la septième dans le pire des cas. 
Quant à TRICOT et BEZILLE, ils n’avaient qu’à se secouer un peu plus les méninges, plutôt que d’agiter le ballon à la récréation. Et le beau gosse, déjà cité, qu’attendait-il pour faire du charme à Mme VASSORT ? Trois ou quatre sourires de plus par jour n’auraient en rien altéré son physique d’APOLLON en herbe! Quand on a une gueule comme ça, on en joue, ne serait-ce que pour gagner quelques points et sauver l’honneur des garçons au classement général ! 
Sacrée Françoise, on peut dire que tu nous en as gâché des années avec l’excellence de ton travail. Et ce n’était pas la présence de chiens retombants sur ton large front qui t’autorisait à être chienne envers
tes petits camarades ! 
Tu étais super bonne en tout, même dans les disciplines extrêmes, gymnastique et musique. 
J’espère qu’aujourd’hui tu possèdes toujours un super bon sens de l’humour, sinon je m’attends aux pires représailles. 
Un de tes malheureux poursuivants classé à la 17ème place. (Comme tu le vois, tu n’avais rien à craindre de moi, sinon ma plume aujourd’hui).
 



Michel BARAGLIA
 
,

également appelé Michel BARAILLA par l’expert en linguistique M.MARCANTONI, était le colosse de la classe. Ce garçon au caractère très doux enroulait parfois de son bras l’épaule de son petit camarade lors d’une conversation, geste révélateur de protection du fort envers le faible. 
Les mots lui sortaient de la bouche en rafales et les syllabes se bousculaient au portillon. 
Michel était nul en gymnastique. Il battait cependant MARTIN à la course. 
Un jour il resta paralysé de vertige sur l’échelle horizontale de la salle de gym. Le prof, M. ROTH, eut toutes les peines du monde à le faire descendre. Ah ! si Danièle MENARD ou Brigitte LECLERC avaient eu le vertige à sa place, la tâche aurait été moins rude ! Au grimper de corde, il n’a jamais réussi à s’élever plus haut que sa propre hauteur. Il décollait les pieds du sol et gesticulait les jambes en pouffant et suant à grosses gouttes. Les bras tendus au-dessus de la tête, il tentait, par des coups de reins maladroits, de gagner quelques centimètres sur l’insurmontable verticalité. Cet exercice périlleux lui échauffait les oreilles, autant à lui d’ailleurs qu’à M.ROTH, qui commençait à s’impatienter sérieusement devant les élucubrations laborieuses de cet élève qui s’agitait comme un ver coupé à hauteur de ses yeux. Après quelques vaines tentatives et tournoiements dans le vide, il posait les pieds à terre dans un état de totale décomposition. Sa technique avait cependant du bon, car d’année en année il améliorait de quelques centimètres ses propres performances. Regain de force dans les bras ? Non, tout juste la résultante de sa propre croissance. Alors, à quoi bon se fatiguer !... 
Michel faisait partie d’un petit groupe d’élèves qui rentrait le soir ensemble après les cours. De la passerelle, qui enjambait le canal, au boulevard des Belles Manières, il a connu des moments de franche rigolade avec Anne-Marie GANNAT, Christian COURSIER, Claude BEZILLE et William CREFF
Se souvient-il de cette femme à bicyclette que nous croisions tous les jours et qui avait une énorme poitrine? Christian et Claude l’avaient surnommée "la Mé MABOEUF", ce qui faisait se tordre de rire la pauvre Anne Marie, qui parfois, reconnaissait en avoir pisser dans sa culotte.




Jacques MARTIN

était un garçon attachant à l'allure débonnaire. 
Sa voie était douce, jamais de hausse de ton, jamais de colère. Jacques était un excellent camarade, d'une extrême gentillesse. Contrairement à Françoise POTTIER, il laissait volontiers sa place à un autre élève.
La gymnastique n'était pas sa tasse de thé et il s'en serait bien passé. A la course, il se classait derrière Michel BARAGLIA qui était loin derrière les filles qui couraient après l'athlète situé sur la rangée du haut en 7ème position à partir de la gauche, sur la photo de classe de 6ème, année 1959. 
Il n'était pas dans les meilleurs mais faisait cependant partie de l'élite qui avait été choisie pour composer la première classe de 6ème du Cours Complémentaire avec M. BOURGON pour les mathématiques et la géographie et la toute jeune Mlle LACOUME pour le français et les autres matières. 
Jacques et moi avions essuyé nos culottes sur les bancs de la communale à Pasteur. Nous avons fait un bon bout de chemin ensemble sans jamais l'ombre d'une dispute. 
Son père, coiffeur, fou des courses, n'aurait jamais misé sur son propre fils. Nous parlons de tiercé bien sûr. Rien à voir avec la course où excellait Jean-Yves TRICOT
Lorsque je rentrais dans le salon de coiffure, Faubourg d'Orléans, sa maman m'accueillait toujours avec une grande gentillesse.




Christian COURSIER
  

 Christian
était très fort en Physique-Chimie. C'était sa matière préférée. 
Il était un hyper nerveux super original, à la brosse toujours impeccable. Monique BIKIALO le taquinait en le surnommant KIKI. Ce sobriquet l'agaçait. Il le trouvait ridicule, ce qui n'empêchait pas Monique de lui en remettre une deuxième couche à la moindre occasion.. 
Ses fous rires, sur le chemin de l'école, le stoppaient net. Il plantait alors son sac à terre pour mieux se libérer de ses contractions musculaires. Demandez donc à Anne-Marie GANNAT si elle s'en souvient? Il lui fallait bien trente secondes avant de redécoller et Claude BEZILLE de lui dire et redire : "allez, on y va maintenant!". 
Sa rédaction, façon PREVERT, sur le thème "le silence", fut lue par tous les profs. Mme VASSORT était dans l'embarras. Comment noter un tel devoir? Les mots, les verbes, les adjectifs étaient jetés sur le papier sans construction logique. Tout y était pêle-mêle. 
Christian dessinait des fleurs en pot de façon très stylisée avec une grande maîtrise. Son graphisme était très original et traduisait une grande modernité. J'étais très personnellement admiratif de son talent.  
S'il avait persisté dans son art de l'écriture et du dessin avant-gardiste, où en serait-il aujourd'hui? Il avait un don inné pour les langues. Il parlait couramment le stroumf et s'essayait à l'anglais avec la très british Mme BRUNET
Ses lectures préférées étaient les minilivres (3cm/4cm) qu'il découpait dans des bandes dessinées. Se souvient-il de "l'étrange aventure de Célestin Bouchamiel" qui le faisait se tordre de rire ?





Nouvelle édition de portraits faits par William


Je vous promets
de ne plus me tromper de touches et supprimer les articles à nouveau publiés, 
Trop d'ambition nuit, je pensais être, comme nos jeunes, capable d'utiliser ces nouveaux outils.

Promis: je vais demander un stage de formation.  

A+.CD 

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 23:26

ci-dessous le 1er message que William Creff avait mis sur le blog: vous allez vous régaler...... 


..."Je vais déposer sur ton blog les souvenirs personnels de notre classe emblématique de 6e, 1ère classe du cours complémentaire avec Melle LACOUME et M. BOURGON

Chaque élève est porteur d'une émotion, d'une anecdote. 40 élèves : 40 anecdotes
Des élèves, de par leur caractère, m'ont plus marqué, d'autres moins. 

Il en résulte toutefois une galerie de portraits, qui je le pense te réjouira. 
Si tu n'as pas oublié, tu pourras te rendre compte de la justesse et de la fraîcheur de mes souvenirs après 50 années passées.

En avant première, reçoit les portraits de Alain DEDOURS et de Claudine ROUSSEAU - parité oblige.



 
Alain Gérard DEDOURS

Il savait tout et dans son exaltation, coupait parfois la parole à Mme VASSORT pendant ses cours. Cette dernière, agacée par son comportement, lui fit le reproche d’apprendre ses leçons à l’avance pour se faire remarquer de ses petits camarades. 
Les trimestres passèrent et Mme VASSORT se rendit compte que son élève était en fait très doué pour ces matières et qu’il en demeurait un garçon fort simple. 
Sa grande taille, sa silhouette filiforme, ses cheveux blonds et ses yeux bleus malicieux lui donnaient l’apparence d’un élève moqueur et arrogant. 
Les réponses qu’il apportait aux questions de ses profs étaient souvent justes, drôles et parfois pertinentes. Pendant un cours de Physique-Chimie de Mme PETIT sur l’étude du cuivre, cette dernière posa la question suivante : "De quelle couleur est le toit de l’opéra de PARIS " Alain lève le doigt et lance avec sa décontraction naturelle : "Moche" "Très juste" répond la prof devant une classe en délire, "Mais encore ?" "Vert caca d’oie" répond Alain sous une surenchère de rires de ses camarades. "Toujours très juste et j’ajouterai qu’Alain à tout à fait raison, ce toit est vraiment moche. Quant à la couleur,….elle est proche du vert" 
Ce jour là, la pertinence et l’humour d’Alain ont joué en sa faveur. Avec un professeur, autre que Mme PETIT, cela aurait peut-être tourné au vinaigre? 
L’espace entre pertinence et impertinence est parfois mince et le pauvre Alain en a quelquefois fait les frais. Ce qui lui valut de détenir le triste record des paires de claques distribuées en cours d’année par Mme VASSORT
Alain DEDOURS était sans nul doute l’élève le plus intelligent de la classe et de façon certaine le meilleur en natation. Sa silhouette longiligne était un atout pour avaler les longueurs de bassin, devant le regard admiratif et connaisseur du maître nageur M. SAVOUREUX.était le premier en histoire-géo. Son grand copain de classe était Michel BREUILLET qu’il surnommait MIKE et son chanteur préféré RAY CHARLES. C’est Alain qui eut l’idée d’offrir à M. CARRIAU un disque 45 tours de son idole pour marquer la fin de l’année scolaire. 
Lorsque j’ai appris le décès de ce grand artiste à la radio, j’ai eu une pensée émue pour RAY CHARLES et M. CARRIAU. Depuis la 6è en effet et grâce à l’initiative d’Alain, ma mémoire associait les noms de ces deux grands artistes. 
Dis-moi Alain, as-tu perdu cette manie que tu avais lorsque tu riais ? Tu te serrais fortement les deux mains, tu faisais une petite courbette en vrillant légèrement le corps et tu pouffais de rire en crispant fortement les mâchoires. Dans cette position tu te mettais en phase avec ton camarade pour que vos deux visages se trouvent face à face. Avec un type plus grand que toi, je pense que tu n'aurais pas agi ainsi.



Claudine ROUSSEAU  

la discrète. Etait-elle invisible? On ne la voyait pas, on ne l'entendait pas.
 
Elle ne parlait pas, elle susurrait les mots. 
Elle ne riait pas, elle esquissait un sourire, tout juste perceptible à la commissure de ses lèvres. 
Timide parmi les timides, elle était jolie comme une fleur sous ses boucles blondes. C'était en quelque sorte Alice au Pays de PASTEUR
.


 
Suite des portraits :

 
 
Christiane VIGNOLES  

était l’anti Françoise POTHIER. Françoise avait un physique viril et une voix rauque.  
Christiane était menue et avait la voix fluette. 
Elle était une fille discrète. C’est sans nul doute sa discrétion qui la poussait à rester l’éternelle seconde. Etre en 1ère ligne, ce n’était pas son genre. Elle avait toujours peur de déranger. Lorsqu’elle levait le doigt, pour répondre à une question, c’est tout juste si on l’apercevait au-dessus de sa tête alors que d’autres auraient bien volontiers toucher, voire décrocher le plafond pour se faire voir de Mme VASSORT
M. MORIZET l’intimidait beaucoup et s’en amusait parfois. Les rares fois où il prenait Christiane à discuter avec sa voisine pendant un cours, il disait d’un ton narquois : "Notre amie Christiane VIGNOLES a des choses à dire qui pourraient intéresser ses petits camarades?" Et elle, s’écrasant sur son siège et s’enfonçant la tête dans les épaules, répondait par un non timide, tout juste audible et s’assurait d’un regard furtif autour d’elle, que personne ne l’avait remarqué. 
Toujours seconde, elle était notre POUPOU de la classe. Comme Claudine ROUSSEAU, elle recherchait une certaine forme d’invisibilité. 
Ce petit bout de femme était malgré tout, une sacrée bûcheuse et pouvait servir d’exemple pour son courage et sa ténacité.



Jean-Yves TRICOT 
 
était le beau gosse de la classe, le fort en gym. Il aimait le hand et courait très vite. 
Des filles tentaient mais en vain de le rattraper avec la motivation sévère de gagner quelques points sur leurs moyennes générales, d’autres couraient après…sans se soucier un instant de leurs futures moyennes…. 
Un seul point noir pour ce beau brun coiffé à la Marlon Brand : quelques pellicules qui tombaient en neige fine …
Pour ne s’être jamais pris de claques par Mme Vassort, certains élèves "s’autorisaient à pense " qu’il était le CHOUCHOU de la classe, mais CHUT!! le bruit a couru dans les couloirs et hante encore les esprits. Mais saura-t-on un jour la vérité ? Mme Vassort et elle seule détient la clé de ce mystère 



 
Nadine CORNET 

affichait en permanence un regard malicieux et un sourire coquin aux coins de ses lèvres.

Sa voix était franche et directe, seul M.Morizet avait le pouvoir de faire fondre son sourire. A la fin d’un cours de maths, alors que ce dernier venait tout juste de quitter la classe après nous avoir surchargé de travail (exercices, plus exercice supplémentaire facultatif), Nadine s’exclame "avec tout ça, on n’est pas sorti de l’auberge!". Le lendemain matin, alors que M.Morizet nous surchargeait à nouveau de devoirs, il ajouta d’un ton malicieux :"et tout cela pour que notre jeune amie Nadine Cornet puisse dire à tous ses petits camarades: on n’est pas sorti de l’auberge!". Vif émoi de Nadine qui depuis réserva ses états d’âme à un auditoire moins étendu.
Elle était une grande élève fort sympathique et très bonne camarade.



Suite prochain numéro, mais vous avez le devoir de vous manifester, pas sur la forme..(qui devrait, je l'espère, s'améliorer) mais sur le fond.

Nous nous amusons et nous rajeunissons en lisant les portraits de notre classe, 

mais je vous rappelle que le site est pour vous tous.



Je n'ai rien à faire, qu'être à votre disposition:

- j'attends vos mails directs christianedaire@orange.fr
Vous pouvez y joindre une photo récente comme cela se fait sur le site copainsdavant: vous la retrouverez sur notre site.(car pour l'instant, je ne suis pas suffisamment professionnelle de cet outil pour aller reprendre les photos que certains y ont mises).
Il est également possible de me joindre en restant sur le site: cliquer sur "contact" en dessous de la photo de Pasteur.

- votre visite annoncée au 02.47.50.33.41 dans notre petit village à une dizaine de km de Tours sur le bord du Cher:  29 rue chaude  37270 - VERETZ  d'où je pourrais mettre vos articles ou photos directement sur le site.
- ou si, cet été, vous passez par la Gironde, (vous devrez remonter tout en haut dans la pointe), nous sommes près du lieu-dit "les Arrestieux" sur la commune de VENSAC, non loin du seul moulin à vent (du 33) encore en activité, au plein milieu des bois et à 8km des plages (pour ceux que ça intéressent, naturistes, entre Montalivet et Euronat). Avantage, nous sommes près des grands crus: Paillac, St Estèphe, Margaux.... Inconvénient, nous n'aurons pas sous la main, scanner, photocopieur ou connection internet. Mieux vaut prévenir, le tél est dans l'annuaire: 05 57 75 06 64 ou sur le mobile 06 69 98 95 35


      Merci de votre aide
.     A+. CD
.


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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 23:24

J'ai le plaisir de vous annoncer que le blog est devenu un site et qu'il est directement accessible en écrivant le titre de cet article.

Le passage en site devrait permettre de nous faire connaitre plus facilement, 

on peut rêver :quelqu'un tape sur un moteur de recherche:   ceg-pasteur-montargis ???  et nous trouve en 4,5 ou 6è position...

(modif. du 28 Juin: sur Goggle, si vous écrivez: ceg pasteur montargis, nous sommes en 1ère position)

(nouvelle modif: ce 27 Juillet, nous sommes repassés en 7è position)

J'ai l'explication: plus vous êtes nombreux à aller voir le site, plus notre site montera dans la hiérarchie: alors n'hésitez pas: mettez notre site dans vos FAVORIS, et à chaque fois que vous ouvrez Internet; allez y faire un tour....



 Bref résumé et bilan de ce blog:


- crée mi-Mars 2007 avec l'ambition de réunir en septembre 2009 un maximum d'anciens ayant fréquenté le CEG (mixte) Pasteur crée en septembre 1959 dans l'école de garçons. 

Cet établissement n'a existé que 10ans, remplacé par le CES du grand clos construit au milieu des nouveaux immeubles du quartier de la chaussée.
- mon listing est issu des 24 inscrits sur le site copainsdavant, auquel j'avais ajouté les 25 noms
dont je me souvenais.
- les photos provenaient d'une part, de l'album de M.LABRETTE, directeur arrivé en Septembre 62, qui avait demandé l'ensemble des 15 classes et judicieusement écrit le nom des enseignants et d'autre part des photos que nous avions.


L'intérêt d'un blog se mesure aux nombre de visites: 

- nous sommes passés de 24 à 56 visites hebdomadaires

- Le lundi 30 Avril a le record incontesté avec 
157 visites(logique, l'article de l'éclaireur est paru en fin de semaine précédente)


Il parait qu'il serait utile d'avoir une moyenne de 75 hebdo, je crois que cela me donnerait plus de libertés? mettre plus d'album photo?... 
Je découvre cet outil, avec Excel, j'avais l'aide du mari, pour le tel portable ou le magnétoscope notre le plus jeune fils, mais pour le site: ma fille a la compétence mais inutile de lui demander et je ne peux pas téléphoner ou me déplacer à Orléans pour me faire aider par une belle-soeur et son mari.....



 où en sommes-nous?

Le listing que je tiens, avec les noms que vous me donnez, approche les 130 noms (mais il manque encore beaucoup de coordonnées).

Si l'objectif général est de réunir (ou d'avoir des nouvelles) d'un maximum, je crois pouvoir dire qu'il est en voie d'être atteint pour ma classe. 
Evidemment cela m'était plus facile, mais j'ai déjà, grace à plusieurs d'entre vous, presque complété la 3èB et la 4èM de 1962-63 et j'espère pouvoir tenir une bonne progression avant de faire une pause pour l'été.




 Pour notre fameuse 6è de 1959:

Nous avons maintenant les 40 noms des élèves de notre 6è, 27 sont avertis du projet. 

Dans les garçons, il nous manque Baraglia, Joel Laury (j'ai laissé un message à un homonyme sur le sud de l'Indre), Lacroix et chez les filles c'est plus difficile: Martine Chambon, Nadine Cornet (travaillait à la DDE, ép Bezault sur l'orléanais..mais dans les années 70), Chantal Gontier (dont le père travaillait à la SNCF), Danièle Guiltat (qui aurait vécu à Lyon), Chantal Lioret, A.Marie Magnot, Jeanine Nallino (je vais téléphoner à une homonyme sur la région parisienne) et Maryse Tarnier. Nos 2 plus jeunes, qui avaient un an d'avance, sont disparus depuis des décennies. 

Plusieurs viennent d'être très durement éprouvées, d'autres ont une santé chancelante, puisse la lecture de la prose de William leur dire, qu'après si longtemps, nous pensons à eux comme si c'était hier....




Avant de vous livrer les 5 portraits suivants de notre William, je voulais vous dire le plaisir que j'ai, à passer des heures devant l'ordinateur, recherche d'adresse sur internet, appel de personnes qui gentillement me répondent et m'aident: je remercie le père de Michel Breuiller de ses précieux conseils (il a fait la même chose pour les 60 ans de sa classe, mais sans nos moyens de com. actuels),  Michèle Cordier, des environs de Montargis, ayant le même age, mais n'était qu'une lontaine cousine et qui a transmis mon mail à la Michèle que je recherchais, Claude Dedours avec qui j'ai évoqué les copains d'Alain et bien sûr le fils de Christian Coursier qui a mis un commentaire....
 


mais le blog (maintenant le site) a été crée pour tous.

Je ne peux croire que les portraits de William vous laissent insensibles...donc "à vos commentaires", que vous soyez de notre classe ou non.


William a l'art de la plume, avec une mémoire phénoménale, mais régulièrement il m'envoie des rectificatifs.  Habituellement, cela ne pose pas de problèmes, puisque j'attends d'en avoir plusieurs avant de faire un nouvel article, mais il vient de m'envoyer une conclusion sur Alain Dedours (ce qui vous obligera à retourner sur son portrait), pour Joel c'est plus facile puisque j'avais terminé l'article par lui: nous reprenons donc sur Joel qui avait amené un oisillon en classe:


...La transformation du blog en site avec une nouvelle "version" me pose de gros problèmes d'écriture, après de trop nombreuses heures perdues, j'abandonne, j'ai changé le titre et modifié le texte. 

....ce soir: autre grande surprise : je viens de supprimer TOUS les articles écrits (ainsi que leurs commentaires....


Promis, j'essais d'en récupérer, sinon je compte sur vous.  

A +


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  • Aidez-moi à répondre à un commentaire mis sous un des articles "anciens quartiers de la Sirène"
    Préambule: Je l'ai souvent écrit : merci de ne pas mettre de commentaire sous des articles publiés car les articles s'empilent et qui va relire d'anciennes publications ? De plus, ce quartier de la Sirène a fait l'objet de plusieurs articles courant 2020...et...
  • Actualité de "nos enfants": Deborah CREFF publie son 1er ouvrage
    "Du bonheur au fil des Saisons" Quel beau titre en ces périodes moroses!. Voici le 1er ouvrage publié par Déborah CREFF . Fille de "notre" William (ceg 59-63) Nos enfants sont tous adultes...depuis longtemps... ****************************************...